Actions de soutien

Action d’aide aux victimes de guerre

Vente de gâteaux au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette (L)

Sensibiliser les jeunes et les moins jeunes par la vente de gâteaux au profit de familles et de personnes victimes de la guerre en Ukraine de l’est. C’est ce qui s’est fait au Lycée d’Esch-sur-Alzette du lundi 13 mai jusqu’au vendredi 24 mai.
Des élèves de ce lycée ont fait preuve d’esprit de solidarité en apportant leurs gâteaux faits maison qui ont été vendus pendant les pauses à leurs co-lycéens.
Cette action de soutien et d’aide a rapporté la somme de 430€.
Un grand merci va à tous ceux qui ont organisé et rendu possible cette aide !

 

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Assemblée générale

Compte-rendu de la deuxième Assemblée générale

La deuxième Assemblée générale de l’asbl « Pour la Paix et contre la Guerre » a eu lieu samedi 27 avril 2019 de 16h15 à 17h30 à l’Annexe de la mairie de Crusnes (F-54680).
Etaient présents le comité et quatre membres. Quatre membres s’étaient excusés.

Le président a fait un rapport détaillé des différentes activités que le comité de l’asbl a organisé entre le 1er avril et le 31 décembre 2018. Toutes étaient en lien avec les trois objectifs de l’asbl, à savoir l’aide aux victimes de la guerre dans l’est de l’Ukraine, la pratique et l’apprentissage d’une culture de la paix auprès de jeunes (sorties culturelles) et l’invitation de spécialistes sur des questions de guerre et de paix actuelles.

Le trésorier a présenté ensuite la situation financière de l’asbl. Celle-ci a été confirmée par M. Patrice Picard, réviseur de caisse, qui a contrôlé les comptes.

La vice-présidente a expliqué en détail comment s’est fait le transfert des dons vers les victimes de la guerre dans l’est de l’Ukraine, aussi bien pour des victimes dans les territoires occupés que pour des victimes qui se sont réfugiés en Ukraine libre. Elle a aussi expliqué comment l’asbl entend continuer à soutenir certaines victimes de la guerre pendant l’année prochaine.

Sous la rubrique divers, un de nos membres-étudiants a présenté un projet de promotion de notre asbl sur instagram pendant son trekking qu’il entreprendra de fin juillet à fin août, en partant des Alpes françaises jusqu’à la Méditerranée.
Notre comité a aussi proposé une prochaine sortie avec les jeunes membres dans les Ardennes françaises où ont eu lieu des combats importants des trois grandes guerres de 1870-71, 1914-18 et 1939-45.

La deuxième assemblée générale s’est conclue par un verre de l’amitié.

Actions de soutien

Présentation de l’asbl au concert du groupe « Chlorophyl »

Le vendredi soir 26 avril, au Aalt Stadhaus de Differdange, Madame Nathalie Morettoni a organisé avec son groupe « Chlorophyl » un concert musical pour la promotion et le lancement de leur premier CD. Les auditeurs, venus nombreux, ont pu apprécier les chansons, nouvelles et anciennes, du groupe.
A la fin du concert, Madame Morettoni avait prévu de donner la parole à notre asbl pour la présenter au public. Le président et la vice-présidente ont expliqué brièvement les trois objectifs que poursuit notre association en les illustrant à chaque fois par des cas concrets.


Plusieurs personnes ont fait à la fin de la séance un don pour les victimes de la guerre dans l’est ukrainien.

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Sorties

Documentaire « Crimea as it was »

Le mercredi 27 mars, nous sommes allés voir, avec quelques jeunes membres de notre association, la projection du documentaire ukrainien « Crimea as it was ».
C’est l’asbl LUkraine qui avait invité au Cinéma Utopia à Luxembourg-ville à l’occasion de la commémoration du cinquième anniversaire de l’annexion de la Crimée.

Ce film documentaire regroupe surtout des interviews avec des responsables militaires et des soldats de l’air et de la marine ukrainiens qui ont réussi à fuir la péninsule et qui n’ont pas accepté l’enrôlement dans les forces militaires russes pendant l’annexion entre février et avril 2014. A plusieurs reprises le film cherche à expliquer la désertion de nombreux militaires ukrainiens qui sont passés du côté des forces russes ; pour beaucoup d’entre eux c’était la volonté de rester avec la famille qui vit en Crimée, un meilleur salaire ou le manque d’attachement à la nation ukrainienne qui était déterminant.

Le documentaire est surtout un assemblage d’enregistrements à partir de portables, réalisés par des particuliers et des soldats ukrainiens lors de la prise de pouvoir par les « hommes verts » venus de Russie. On y voit aussi des scènes où les deux camps s’affrontent dans les rues ou devant des casernes ukrainiennes.
On remarque bien que la prise de la péninsule était possible parce qu’à Kyiv le pouvoir était vacant, suite à la fuite du président Ianoukovitch en Russie. Le pouvoir politique et militaire ukrainien était quasiment absent, d’où la facilité pour les troupes spéciales russes à mettre la main sur tous les lieux stratégiques de la Crimée.
La désinformation auprès de la population a fait le reste : les nouveaux occupants prétendaient, aussi à travers les médias qu’ils ont vite occupés, être venus pour chasser les fascistes qui s’installaient dans la capitale et pour les empêcher de prendre le contrôle de la péninsule.
Le documentaire évoque presqu’exclusivement les faits qui ont eu lieu entre février et avril 2014, même si la plupart des interviews ont été réalisées plus tard.

A la fin de la projection, le président de l’association LUkraine, M. Nicolas Zharov, remercia la cinquantaine de visiteurs pour s’être déplacés en semaine et laissa le premier secrétaire de l’ambassade ukrainienne à Bruxelles, M. Yehor Pyvovarov, faire le point sur la situation actuelle. Celui-ci rappela que la diplomatie ukrainienne continue de réclamer justice, surtout et aussi au niveau de l’Assemblée des Nations Unies, pour ce qui s’est passé. Le seul mérite de cette agression de la Russie réside, pour ce diplomate, dans le fait que les Ukrainiens savent maintenant que leurs voisins russes ne respectent pas les accords conclus dans le passé et que leurs vraies motivations à s’emparer de territoires qui ne leur appartiennent pas, sont plus que claires.

Enfin, M. Zharov fit projeter une affiche montrant tous les citoyens ukrainiens injustement emprisonnés actuellement sur le territoire de la Crimée et de la Fédération russe pour leurs luttes pour le respect des droits de l’Homme. Les visiteurs furent invités à leur écrire une lettre, l’asbl LUkraine se chargeant (le contact se faisant par contact@ukrainiens.lu) de faire la traduction en russe le cas échéant.

Actions de soutien, Concerts

Concert de Printemps en l’église N.D. de Villerupt (F) au profit d’un projet musical à Avdiivka (UA)

Le dimanche 24 mars avait lieu à 15h30 le Concert de Printemps en l’église Notre-Dame de Villerupt (F) organisé par notre comité. Il était au profit d’un projet musical pour jeunes à Avdiivka, ville située sur le front de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, à quelques dizaines de kilomètres de Donetsk.

Claude Pantaleoni, le président de l’asbl « Ad Pacem » remercia les dix chanteurs de l’ensemble vocal « Cantate » de Longwy (F), leur président Christian Rodange et leur dirigeante Marie-Paule Baumgartner-Sendron pour avoir permis la réalisation de ce Concert de Printemps en l’église Notre Dame de Villerupt.


Les visiteurs pouvaient écouter à l’orgue Daniel et Laura Pantaleoni ainsi que leur professeur Marie-Paule Sendron.
Au milieu du concert, le président et la vice-présidente de l’association présentèrent leurs hôtes Oleksiy Savkevich et sa fille Mariika qui étaient venus de la ville d’Avdiivka tout près du front de guerre dans l’Ukraine de l’est.
Il décrivit les années difficiles de la guerre en 2015 et en 2017. Aujourd’hui, une grande partie des gens sont retournés dans cette ville d’Avdiivka, mais ils entendent encore quotidiennement les bombardements qui se déroulent à environ quatre ou cinq kilomètres de la ville. Ensuite, il présenta le Festival d’Art et de Musique qui a eu lieu pour la première fois en 2018 à Avdiivka. Et il expliqua sa volonté de créer, ensemble avec des amis, un espace musical pour jeunes dans un local que la commune leur a mis à disposition.

Oleksiy Savkevich à la guitare et sa fille Mariika au violon jouèrent ensuite deux morceaux de leur répertoire.
Dans la deuxième moitié du Concert l’ensemble vocal « Cantate » fit entendre ses chants magnifiques. Une fois terminé, des enfants présents offrirent à chaque chanteuse et chanteur une rose et le président offrit un bouquet de roses à la dirigeante Marie-Paule Sendron pour la remercier.
Les auditeurs furent invités à faire un don à la sortie du concert pour financer le projet musical à Avdiivka.
Le président invita ensuite tous au verre d’amitié et à goûter les gâteaux faits maison que le comité de l’association offrit au fond de l’église.
La collecte des dons de ce Concert a donné la belle somme de quatre-cent soixante-dix euros. Cet argent servira à acheter des instruments musicaux pour l’ensemble musical des jeunes à Avdiivka.

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Actions de soutien

Projet musical présenté en l’église de Bascharage (L)

Le samedi 23 mars notre comité participa à 18h30, avec nos invités Oleksij Savkevich et sa fille Mariika, à l’office religieux en l’église St Willebrord de Bascharage.

Avant l’homélie, notre comité pût informer l’assemblée des objectifs de notre association et présenter, avec notre hôte Oleksij Savkevich, du projet musical que nous soutenons dans la ville ukrainienne d’Avdiivka qui se trouve sur le front de guerre entre l’Ukraine et la Russie.
Une fois la messe terminée, les paroissiens furent invités à rester pour écouter le témoignage de Olekskij Savkevich où il raconta les années sombres et très difficiles de la guerre vécue dans sa ville. Presque toute la population avait fui les bombardements en 2015 et 2017. Ce n’est que depuis une année que les gens reviennent, le front s’étant déplacé à quelques kilomètres en dehors de la ville.
Les jeunes de cette ville ayant peu de possibilités culturelles de se retrouver, Olekskij Savkevich a eu l’idée, avec des amis, d’organiser un premier Festival d’Art et de Musique en mai 2018. La deuxième édition aura lieu début mai 2019.

En accord avec Romain Gillen, le curé de la paroisse, la collecte faite pendant la messe était destinée à cofinancer ce projet musical. Elle a donné à la belle somme de 950€. Un grand merci va à tous ces paroissiens qui ont fait un don.

Rencontre et témoignage

Au contact avec des élèves du LGE

Notre invité Oleksij SAVKEVICH, en compagnie de sa fille Maria, a visité le 21 mars trois classes du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette (LGE) où il a expliqué comment sa famille a fui en 2015 les bombardements des pro-russes sur la ville d’Avdiivka et comment ils ont lentement réintégré leur habitation à partir de 2016. Aujourd’hui, la ligne de front se trouve à environ 5 km à l’est de la ville mais les bombardements quotidiens sont toujours audibles.


M. Savkevich a ensuite expliqué aux élèves comment il a organisé avec des amis qui sont actifs dans le domaine du théâtre, de la danse, de la peinture, de la musique et de l’art un premier Festival qui s’est tenu début mai 2018. Un millier de visiteurs sont venus pendant toute une journée avec en arrière-fond le bruit des canons. Cette année ce festival aura de nouveau lieu.
Dans sa petite tournée au Luxembourg et en Lorraine, il aura aussi la possibilité de récolter quelques fonds pour acheter les instruments et l’équipement nécessaire pour mettre sur pied un groupe musical pour des jeunes qui voudraient sortir de la logique et de la quotidienneté de la guerre.

 

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Actions de soutien

Aide spontanée à des personnes souffrant de l’hiver et de l’occupation

La dernière semaine de février 2019 notre comité a organisé une aide destinée à quelques personnes souffrant du froid et de l’hiver dans la ville de Donetsk occupée par les séparatistes pro-russes.
Un ami rentrant d’ici dans l’est de l’Ukraine était prêt à porter les habits et chaussures en très bon état à quelques familles qui en avaient grand besoin dans cette ville. Leurs salaires, quand ils en touchent, sont si bas (entre 50 et 100€/mois) qu’ils ne suffisent plus pour vivre, puisque tout y est très cher et de mauvaise qualité.
Ce sont des membres de notre association ainsi que la Croix-Rouge de Villerupt (F) qui ont fait don de manteaux, vêtements et chaussures pour hommes, femmes et enfant.
La première semaine de mars, tout a pu être remis à ces nécessiteux.

 

Concerts

Concert de printemps

Programme:

1ère partie : orgue et violon

 

Liebster Jesu de J.G. Walther  (Daniel Pantaleoni)

Ach Gott und Herr de J.G. Walther  (Laura Pantaleoni)

2è récit de Cornet du 1er ton (Laura Pantaleoni)

Basse de tierce du 1er ton   de Lambert Chaumont (Laura Pantaleoni)

Récit de Louis Marchand (M.-P. Baumgartner-Sendron)

Chant de paix de Jean Langlais  (M.-P. Baumgartner-Sendron)

Greenleeves à 4 mains

– Temoignage de Oleksij Savkevich «la vie in Avdiivka sur la ligne de front » et présentation de projet de création d’un espace musical pour les jeunes in Avdiivka(Ukraine)

Concerto pour Une Voix (Saint-Preux) (Mariia Savkevich)

Miroslav Skoryk. Melodie in la-minor (Mariia Savkevich)

 

2è partie : Cantate

 

Quando l’alba in Oriente – Monteverdi

Laudate Dominum – Henri Dumont

Omnes Gentes – André Campra

Cantate Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen – BWV 12 (extraits) – J.S. Bach

Gloria (extraits) – Vivaldi

La vache égarée – François Auguste Gevaert

L’Avertimento – Raynaldo Hahn

Médias / Interview

Invitée à l’émission jeunes de radio ARA

Le 14 mars de 16 à 17h a été diffusée sur radio ARA une émission qui avait comme invitée Madame Olena Styazhkina historiene et écrivainne ukrainienne qui a fui la guerre dans l’est de son pays. Elle a été interviewée à l’occasion par Charel Schmitz et Bob Wagner, élèves du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette (L).

Madame Styazhkina a répondu à leurs questions qui portaient sur son enfance lorsque l’Ukraine faisait partie de l’Union soviétique et sur les souvenirs nostalgiques de cette époque dans son pays. Comment a-t-elle vécu l’indépendance du pays au début des années 1990, qu’est-ce qui a changé entre-temps ? Ils ont aussi voulu savoir ce qui différencie l’Ukraine de la Russie.

Mais c’est surtout le pourquoi de la guerre dans l’est du pays d’où Madame Styazhkina est originaire qui a intéressé les jeunes, de même que la question de savoir comment la population et les réfugiés internes vivent cette guerre au jour le jour. Une autre problématique soulevée lors de l’interview a été celle du rôle de l’enseignement de l’histoire en Ukraine après l’indépendance. Afin de compléter davantage ce propos, les élèves ont fait écouter au cours de l’émission une interview préenregistrée avec l’historien luxembourgeois Denis Scuto, qui demande à l’historienne Styazhkina quelle histoire est aujourd’hui enseignée en Ukraine, pays-tampon entre la Russie et l’Union européenne.

Rencontre et témoignage

Rencontre et témoignage à Villerupt (F)

Le dimanche 3 mars à 16h, une trentaine de paroissiens de St Pierre et St Paul de l’Alzette se sont retrouvés dans la Maison paroissiale de Villerupt-Cantebonne pour rencontrer et écouter le témoignage de notre invitée Madame Olena Styazhkina, historienne et écrivaine ukrainienne.

Olena a raconté comment elle a vécu l’occupation russe à Donezk, sa ville natale, et comment et pourquoi elle s’est décidée de fuir et d’aller habiter à Kiew.
Dans son récit, elle a essayé de raconter les faits historiques et de montrer comment le Mal et le Bien sont en lutte dans son pays et de démontrer comment la guerre est la concrétisation du Mal qui traverse l’histoire des hommes. La guerre est la cause de beaucoup de malheurs pour les hommes, les femmes et les familles qui se retrouvent sous les bombes et l’occupation. Olena a cherché de (faire) comprendre pourquoi l’Ukraine reste plutôt absente que présente dans le contexte européen. C’est surtout la période pluricentenaire sous les empires russes et soviétiques qui ont rendu l’Ukraine « invisible » comme pays indépendant. Les médias jouent évidemment leur rôle de (non)transmission dans ce contexte.
De nombreuses questions portaient sur le fait que la guerre du Donbass reste inconnue ici en France, que les médias n’en parlent pas, que la responsabilité de la Russie n’est pas claire et mal connue. Plusieurs personnes ont tiré des parallèles avec l’occupation allemande de la France lors de la Deuxième Guerre Mondiale et la façon dont les Français l’ont subie.
Après une heure et demie de témoignage et de réponses aux nombreuses questions posées autour du conflit tous ont été invités à partager un verre d’amitié et des gâteaux offerts par notre asbl.

soirée littéraire

Soirée littéraire à la libraire Diderich

Le vendredi 1er mars 2019, à la librairie Diderich d’Esch-sur-Alzette, l’historienne et écrivaine ukrainienne Madame Olena Styazhkina a lu et commenté des extraits de son roman « Dans la langue de Dieu » paru dans l`«Anthologie du Donbass» ( traduit par Iryna Dmytrychyn) 2018, éditions L’Harmattan

La soirée débuta à 19 h. avec une morceau de Prokofieff, un compositeur ukrainien, joué au piano par Daniel Pantaleoni. Ce compositeur était originaire de la région du Donbass qui se trouve aujourd’hui en guerre et à laquelle était dédiée cette soirée littéraire.
Madame Olena Styazhkina est originaire de Donetsk et vit actuellement à Kiev. Elle est une refugiée interne. Elle s’est présentée en expliquant qu’elle a de la peine à croire que cela fait déjà plus de cinq ans que la guerre se déroule dans le Donbass ukrainien. C’est inconcevable pour elle que les tanks russes soient (encore) dans les rues et tirent sur les maisons, de même qu’il lui est inconcevable que des hommes viennent pour tuer d’autres d’hommes. En 2014, les amis d’Olena lui disaient que le problème c’était surtout que les Russes venaient dans le Donbass pour les tuer alors qu’eux les Ukrainiens ne voulaient pas tuer les Russes.

Tuer l’autre…

À partir de cette guerre, toute une littérature est née. Ainsi en 2018 une centaine de livres traitant du sujet de la guerre ont été publiés en Ukraine. Les questions traitées dans ces livres sont toujours les mêmes : quel est le prix de la liberté, quand finira cette guerre, mes proches seront-ils tués ? Les livres sont écrits soit en russe, soit en ukrainien. Alors que la question de la langue (russe ou ukrainien) n’est pas importante dans cette guerre, toute la littérature qui en résulte en est un fruit amer. Même s’il n’est pas certain qu’avec le temps cette littérature va trouver des lecteurs, elle fait désormais  partie de l’histoire ukrainienne.
Olena a ensuite lu un extrait de son livre « Dans la langue de Dieu » publié originairement en russe. Ce sont les éditeurs qui lui ont ensuite proposé de l’éditer aussi en langue ukrainienne pour que le roman prenne plus de valeur dans toute l’Ukraine.
Les héros de ce roman vivent pendant la première année de l’occupation. Ils ne sont ni ukrainiens ni russes. Ils vivent dans cette ville [quelle ville- laquelle?). L’un  des protagonistes arrive dans le but de tuer un autre personnage parce que depuis longtemps il désirait cela. Maintenant que la guerre est déclenchée, celle-ci lui permet de  passer à l’acte mais il réalise qu’il n’en est pas capable. C’est alors qu’il commence à parler et se demande qui est capable de tuer un autre homme. C’est là le sujet de cette histoire.
Olena a lu ensuite la première partie en ukrainien. Christian Welter, secrétaire de notre asbl, a lu la traduction française.

Après la traduction lue par Christian, Olena a décrit ses sentiments et le fait qu’elle soit toujours incrédule que cette histoire se déroule dans sa ville natale.
Enfin, Olena a proposé de lire quelques pages de son journal intime « Pays. Guerre. Amour » qu’elle a écrit pendant les premières semaines de la guerre. La traduction française a été réalisée par Christian Welter.

***

Est-il possible de tomber amoureux à une heure rigoureusement établie ? Par exemple, samedi à dix-neuf heures vingt heure de Moscou ?

Auparavant je pensais que l’heure de naissance des enfants écrite sur les bracelets des hôpitaux était une quelconque formalité médicale. Puis une amie m’a dit que cela a une importance pour les horoscopes. L’heure et les minutes, et pas seulement le jour et le mois. L’extrême variabilité dérive de cela. Le destin d’un homme dépend de comment le Soleil se trouve ou ne se trouve pas dans les périgées et dans les apogées.

Pour devenir fou pour de bon il faut accoucher.

Les chiffres sur le bracelet sont l’heure qu’indique avec exactitude l’arrivée de l’amour.

 

Cela n’arrive probablement pas à tous. Mais il y en a beaucoup qui se rappellent, savent.

Tu prends le petit dans les bras, tu le regardes hâtivement dans les yeux… et tu te perds. Tu plonges. Sans opposer aucune résistance tu plonges dans un bonheur sans bornes.

Puis, après, surviennent toutes ces pensées d’adulte sur le fait que les enfants signifient engagement et une fatigue infinie, qu’ils ne grandissent pas comme nous voudrions, qui ne seront pas reconnaissants et qu’il vaut donc mieux même pas s’y attendre, qu’entre couches et désinfectants on peut ne pas s’apercevoir de comment la vie passe et la vieillesse s’approche furtivement, que tu n’auras en échange même pas un morceau de pain et un verre d’eau, que les fils sont des traîtres et, quand bien même ils aimeront quelqu’un de manière inconditionnée, ils aimeront seulement leurs fils, nos petits-enfants…

Puis, après… les prophéties se réaliseront presque toutes, les espérances non. Presque aucune. Puis tout ne sera plus si intense, si clair, si propre, comme en ce premier jour. Mais celui-là restera de toute manière avec toi.

« Ocytocine, il s’agit seulement d’hormones, – dit un de mes amis médecin. – Pour les hommes tout est différent ».

C’est un bien, que pour eux tout soit différent. C’est pour cela qu’ils deviennent fous en se croyant Napoléon et Batman.

Et pourtant ma folie des grandeurs actuelle a des dimensions encore plus amples.

Samedi à dix-neuf heures vingt-deux j’ai pris dans mes bras l’Ukraine. Un long accouchement, vingt-trois années. Elle aurait pu ne pas naître.

 

Je l’ai prise dans mes bras, je l’ai regardée hâtivement dans les yeux et je me suis perdue. Ma petite, mon trésor, ma pauvre, unique fille… Quel stupide bonheur, le mien. Quelle joie…

Désormais les couches, la fatigue et l’irritation sont déjà passés. Parfois elle se comporte mal. Mais si nous donnions à l’adoption tous les enfants qui n’obéissent pas et qui crient, quel motif nous reste-t-il pour vivre ?

 

Voilà pourquoi je lui fais un bisou sur la tête, j’en respire le parfum. Je l’aime. Parfois elle me permet même de dormir.

La patrie est fille. Non pas mère.

Quelque chose de ce genre…

 

Mourir pour la liberté

Ensuite le public avait la possibilité de poser des questions auxquelles Olena à essayé de répondre. Elle fut interrogée quant à son choix linguistique. Elle expliqua que pour ce qui concerne les textes scientifiques et journalistiques, elle est plus à l’aise en ukrainien tandis qu’elle préfère la langue russe pour son œuvre littéraire. Elle admit utiliser le russe avec un certain remords en ces temps de guerre mais elle insista sur le fait que la langue russe n’est pas coupable des atrocités de la guerre.
Dans les territoires occupés de l’est de l’Ukraine, on peut théoriquement utiliser la langue ukrainienne mais en pratique elle n’est pas parlée. La langue ukrainienne n’y est même plus enseignée dans les écoles publiques.

Les prochaines questions portaient sur les raisons de la guerre et les possibilités de résoudre le conflit. Olena expliqua que les russes se voient comme les héritiers des grands empires russes et soviétiques et veulent récupérer toutes les terres qu’ils considèrent perdues. Mais les Ukrainiens veulent être libres. Pour l’instant, Olena ne voit pas de médiateurs possibles. Elle souligna que le conflit n’est pas un conflit ethnique entre russes et ukrainiens.
Elle expliqua que les gens du Donbass qui se tournent vers la Russie le font dans l’espoir que la Russie leur donne une certaine aisance matérielle tandis que les personnes qui se tournent vers l’Europe espèrent pouvoir se développer elles-mêmes selon les valeurs européennes.
Après les échanges entre Olena et le public, Mme Anne Diderich et M. Philippe Boisserie, les propriétaires de la librairie, invitèrent tous à continuer la discussion autour d’un verre de l’amitié qu’ils ont généreusement offert. Le président de l’asbl M.Claude Pantaleoni remercia la maison Diderich, le public, Madame Olena Styazhkina et la traductrice de la soirée Natalya Pantaleoni et Mr. Christian Welter pour la lecture française et la traduction de l’extrait du journal intime effectuée par ses soins.

Conférences

Notre invitée au 19ème Salon du Livre et des cultures du Luxembourg – Olena Styazhkina

Samedi 2 mars 2019 à 15h30

Salon du livre et des cultures de Luxembourg

salle 2è étage

« Ukraine dans la guerre et l’occupation de 2014 à 2019. »
Conférence donnée par l’historienne et écrivaine Olena Styazhkina

Olena Styazhkina est née en 1968 à Donetsk. Elle est historienne, docteur en sciences historiques, professeur de l’Institut National d’Histoire de l’Académie Nationale des Sciences d’Ukraine (Kiev). Elle est auteur de deux ouvrages scientifiques :  Les femmes dans l’histoire de la culture ukrainienne, deuxième moitié du 20e S. (2003), L’Homme de la province soviétique (2013). En tant qu’écrivaine et nouvelliste, elle est auteur de dix ouvrages dont les derniers (Pays. Guerre. Amour, 2014; Dans le langage de Dieu, 2016; Rozka, 2018) traitent de thèmes de la guerre actuelle en Ukraine. Elle coordonne le “Mouvement pour la fin de l’occupation, la réintégration et l’instruction” dans les territoires occupés de l’Ukraine de l’est. Elle est membre du PEN-Club d’Ukraine.

Sorties

Exposition sur la grande famine «HOLODOMOR», organisée par l’association «Échanges Lorraine Ukraine»

L’association « Echanges Lorraine-Ukraine » (ELU) a organisé du 5 au 8 février 2019 une exposition au Cloître des Recollets à Metz pour informer sur la famine que Staline avait ordonné d’organiser en Ukraine et dans la région du Kouban dans les années 1932-33. Des membres de notre comité sont allés sur place pour connaître cette réalité historique largement méconnue dans notre région.

Bien que le chiffre exact des morts ne soit jamais connu, les historiens pensent qu’environ 7,5 millions d’Ukrainiens sont morts pendant ces deux années des suites de l’impossibilité de se nourrir. Cette famine, ordonnée par Staline et le gouvernement soviétique, avait pour but de venir à bout de la résistance que les petits paysans ukrainiens opposaient à la collectivisation forcée soviétique de leurs terres et avoirs.
Sur vingt-deux tableaux, qui relataient divers aspects du Holodomor, les visiteurs pouvaient se faire une idée de l’ampleur de cette catastrophe humaine.

L’exposition fut clôturée par un discours du vice-président de l’association ELU, M. Bogdan Horiszny, qui remercia les nombreux invités de s’être déplacés pour visiter l’exposition. L’adjointe au maire de Metz, Madame Nathalie De Oliveira, rappela que le Holodomor doit rester présent dans la mémoire des hommes mais qu’il ne faut pas oublier que le peuple ukrainien continue de souffrir aujourd’hui par l’occupation et la guerre dans le Donbass.

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Conférences

Le CCFD Terre Solidaire et ses Semeurs de Paix

L’équipe locale de Villerupt-Audun du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) invitait ses adhérents le dimanche 3 février 2019, de 14h30 à 17h au Centre Belardi à Cantebonne, à sa traditionnelle rencontre pour la Chandeleur.

Le comité de notre asbl « Pour la Paix et contre la Guerre » a décidé de se joindre à cet évènement parce que les populations sont affamées par les conflits armés là où ils sévissent. En Europe c’est le cas p.ex. en Ukraine de l’est dans les territoires occupés par les séparatistes pro-russes.
Madame Emma Tresse, animatrice de l’éducation à la Citoyenneté, interpella d’abord avec une vidéo sur l’engagement des équipes du CCFD en Afrique auprès des communautés musulmanes et chrétiennes pour les aider à se rencontrer et à se connaître. Le but de ces rencontres étant de prévenir des conflits futurs.
Au travers d’un jeu, toutes les personnes présentes pouvaient ensuite s’exprimer sur des solutions à prendre en cas de conflits déterminés.

Conflits armés – causes de la faim

Cette année, le CCFD a mis l’accent aussi sur les conflits armés comme causes de crises alimentaires.
Sur l’affiche de l’organisation on pouvait lire que « 60% de la population qui souffre de la faim vit dans des pays qui subissent des conflits armés. (…) soit 489 millions sur 821 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde ».
M. Roméo Pasquarelli de l’équipe locale remercia tous en rappelant que l’année 2018 la collecte pour le Carême a rapporté 1.267 € et le bénéfice des crêpes a été de 131€.
L’après-midi se termina en dégustant des crêpes faites maison accompagnés d’un café solidaire et équitable. L’argent est destiné à soutenir des projets du CCFD.

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Sorties

Visite du camp de concentration de Thil (F) et de la Mine de Tiercelet (F) lieu de fabrication des V1 (1944)

Le samedi 26 janvier 2019, le comité de notre asbl a visité à Thil, en France, à huit kilomètres d’Esch-sur-Alzette, avec douze élèves, membres de l’association, le site où se trouvait en 1943-44 un camp de concentration allemand.

Sur le chemin du Souvenir qui monte du parking à la Crypte, on peut voir des sculptures qui représentent l’homme martyrisé par la barbarie du camp. Dans la Crypte, le maire-adjoint, M. Gino Bertacco, nous expliqua les raisons pourquoi les Allemands avaient érigé en 1943 ce camp et pourquoi il a été abandonné en septembre 1944.
Ensuite, nous avons visité la Mine de Tiercelet (ouverte de 1885 à 1945) où le responsable, M. Daniel Pascolini, nous expliquait comment les détenus du camp venaient y travailler chaque jour ensemble avec des femmes prisonnières soviétiques. Tous les travaux étaient destinés à construire les pièces de la bombe V1.

Cliquez ici pour lire le compte-rendu détaillé de notre visite à Thil (F)

Sculptures et Crypte du Souvenir

À partir du parking à l’entrée du site, en écoutant les explications du maire-adjoint, nous sommes montés par le chemin du Souvenir jusqu’à la Crypte, qui recueille tout ce qui a été retrouvé prouvant l’existence du camp de concentration. Sur ce chemin des artistes ont placé, à partir des années soixante-dix du 20e siècle, des sculptures représentant la barbarie qui s’y est déroulée.
Devant la Crypte M. Bertacco et M. Morello nous ont expliqué comment ce camp fut construit, dès le début de l’année 1943, de façon à ce qu’il ne soit pas visible par les habitants vivant dans les alentours. Et comment les Allemands l’ont quitté rapidement lorsque les Américains approchaient sur Longwy en septembre 1944. Pendant l’occupation allemande, les habitants de Thil qui étaient de nationalité française s’étaient réfugiés en Gironde, alors que les habitants d’origine italienne étaient restés sur place. Beaucoup d’Italiens ont travaillé dans la Mine avec les prisonniers. Mais les habitations des Français ont été dérobées pendant leur absence. Quand ces gens revinrent de Gironde après la libération de Thil, ils montèrent au camp où ils arrachèrent et s’emparèrent de tout ce qui était en bois. Tout le bois a donc servi à la population civile pour se chauffer après la guerre. C’est la raison principale pour l’absence de toutes traces de l’existence de ce camp. Seuls deux poteaux de l’ancien portail qui ont été retrouvés se trouvent aujourd’hui à l’entrée de la petite esplanade devant la Crypte. C’est aussi ici que se trouve une sculpture impressionnante représentant un détenu, pris dans des barbelés, et tombant ou essayant de se relever. Elle est l’œuvre d’élèves du Lycée Jean Macé de Villerupt qui l’ont offert au site en 1978.

Les détenus qui mouraient dans le camp ou dans la mine étaient brûlés à l’air libre avec du pétrole devant l’entrée de la Mine sur des traverses de rail en bois. La ventilation du courant d’air venant de la Mine entretenait le feu. Mais comme l’odeur se sentait loin dans la ronde, le responsable nazi, le commandant Eugen Walter Büttner, demanda de les faire brûler sur des fagots de bois dans la colline au-dessus du camp. Une croix blanche derrière la Crypte indique le lieu où cela se passait. Mais comme l’odeur se sentait toujours dans les environs, le commandant y fit apporter un four qui servait à l’abattoir de la ville de Villerupt pour y brûler les restes des animaux. Il fut installé non loin du lieu où les corps avaient été brûlés auparavant. Mais comme la fin de la guerre approchait pour cette région, par l’avancée des Américains à l’ouest, seulement deux ou trois détenus y auraient été brûlés selon le maire-adjoint.

A l’intérieur de la Crypte, M. Bertacco nous montra sur une maquette comment le camp était disposé. Celui-ci a été reconstruit à partir de photos aériennes qui avaient été prises par les Alliés. D’un côté du camp vivaient les Allemands et de l’autre, alignés en files par deux, les huit baraquements contenant chacun une centaine de détenus. Leur nombre était contrôlé régulièrement chaque jour par la pierre que chaque prisonnier devait prendre le matin sur son chemin jusqu’à la mine de Tiercelet pour la déposer le soir, au retour, devant sa baraque. Dans la crypte un dessin fait par un détenu montre les détenus descendant vers la Mine avec leurs habits gris rayés de blanc et tenant une pierre. L’habit original d’un détenu que l’on peut voir à l’intérieur de la Crypte a été offert après la guerre par un Luxembourgeois qui avait été détenu au camp.

Fabriquer les bombes V1

Ces prisonniers du camp étaient surtout des ouvriers qualifiés : électriciens, machinistes, ajusteurs, tourneurs, fraiseurs etc. Ils étaient prévus pour l’aménagement de la mine pour y fabriquer les pièces pour les bombes allemandes V1. Quand un détenu mourait, le commandant SS du camp Büttner le fit remplacer par un détenu qui venait du camp de Natzweiler-Struthof en Alsace.

Pour visiter la mine où les prisonniers du camp de Thil et les prisonnières soviétiques du camp d’Errouville allaient travailler chaque jour, nous nous rendîmes en voiture dans la localité de Thil où se trouve l’entrée de la mine de Tiercelet. Ici c’était M. Daniel Pascolini, responsable pour la visite avec les bénévoles Alain Fioritti, Dominique Thénière et Brice Morello qui nous firent visiter la partie de la Mine ouverte au public.
A l’entrée deux plaques, une écrite en français l’autre en russe, remémorent les travaux forcés des femmes soviétiques prisonnières, mortes et ensevelies à l’intérieur de la mine.
C’étaient les détenus du camp de concentration de Thil qui descendaient chaque jour pour exécuter à l’intérieur les travaux forcés.
Munis de casques, les guides nous ont conduit à l’intérieur de la mine pour nous expliquer comment les travaux s’y faisaient. A plusieurs endroits, on peut voir des objets retrouvés au fond de la mine et qui témoignent de la présence des prisonniers, des prisonnières et des gardes SS (abréviation pour « Schutzstaffel » – escadron de protection) de la division TODT (un groupe de génie civil et militaire du Troisième Reich).
Au pied d’un grand éboulement, sur lequel se trouve une croix orthodoxe, M. Pascolini nous expliqua qu’à cet endroit vingt-sept femmes soviétiques ont été ensevelies (et le sont toujours) en un seul jour alors qu’elles construisaient la paroi en béton. Une bétonnière de la firme allemande Regulus a été trouvée au fond de la mine et tirée dans la partie haute.
Bien que des pièces de V1 aient été construites au fond de la mine, aucune de ces bombes n’est sortie achevée des ateliers souterrains. Malheureusement, il n’est pas permis au public de descendre jusqu’au point où ces V1 étaient construits, parce que le chemin n’est (pas encore) ni sécurisé ni balisé.

 

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Actions de soutien

Action de sensibilisation et vente de gâteaux au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette au profit de Ljuba ZARECKAJA

Au cours du mois de décembre 2018 ainsi que pendant la deuxième semaine du mois de janvier 2019, des responsables de notre asbl ont eu la possibilité d’expliquer pendant l’heure du cours « Vie et Société » sur une douzaine de classes du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette les buts de notre association « Pour la Paix et contre la Guerre ».
La guerre dans l’est de l’Ukraine était aussi au centre de l’exposé.

Pendant cette heure de sensibilisation et d’information nous avons expliqué pourquoi et comment nous voulons soutenir et aider Ljuba Zareckaja qui vit actuellement à Donezk, ville occupée par les séparatistes pro-russes. Cette femme est une historienne qui ne peut plus enseigner à l’université de cette ville où l’histoire est réécrite par les nouveaux maîtres. Lors d’un contrôle à la frontière avec l’Ukraine, des soldats lui ont volé sa poche contenant argent, ses papiers d’identité ainsi que ceux de sa fille.

C’est pourquoi nous avons décidé de lancer une action de solidarité auprès des élèves du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette pour l’aider à sortir des territoires occupés, à faire les démarches nécessaires auprès des autorités ukrainiennes afin d’obtenir de nouveaux papiers d’identité et pour essayer ensuite de trouver un emploi qui lui permette de vivre avec son enfant. Ceci n’est malheureusement pas le cas pour le moment, puisque toutes les deux vivent bien en dessous du seuil de survie et de pauvreté.

Du 8 au 22 janvier, une soixantaine d’élèves ont apporté bénévolement des gâteaux et des muffins qui ont été vendus pendant les pauses aux enseignants et aux élèves. Cette vente a rapporté quelque 700 € que nous ferons parvenir intégralement à Ljuba Zareckaja au fur et à mesure qu’elle fait ses déplacements dans les territoires libres et entreprend les démarches pour acquérir de nouveaux papiers d’identité et un travail qui lui permette de vivre décemment.

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Actions de soutien

Marché de Noël au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette

Notre asbl a été présente le 17 décembre 2018 au Marché de Noël (Chrëschtmoart) organisé au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette. C’était une bonne occasion pour discuter avec des visiteurs intéressés par les questions de paix et des conflits armés.
Certains ont participé à notre quiz qui demandait la remémoration des moments-clés des grands conflits du 20è siècle en Europe.
La vente de confitures et de biscuits faits maison ainsi que quelques dons contribuent à soutenir nos projets d’aide aux victimes de la guerre en Ukraine de l’est.
Quelques visiteurs et étudiants ont décidé de soutenir nos actions en devenant membres.

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Conférences, Sorties

Séance de commémoration et de souvenir au camp de concentration Hinzert

Le 18 novembre 2018 a eu lieu une séance de commémoration au camp de concentration Hinzert qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de la frontière luxembourgeoise. Ce sont les Jusos (Jeunesse socialiste) et l’association pour la promotion du camp « Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert e.V. » qui ont invité pour la trente-cinquième fois à cette rencontre.
A 13 heures un groupe de personnes est parti de la localité de Reinsfeld pour parcourir à pied les 4 km jusqu’au mémorial construit à l’endroit où était situé le camp de concentration pendant la guerre.
C’est sur ce chemin que les prisonniers poussaient seule force de leurs bras les chariots du camp jusqu’à la gare de Reinsfeld pour aller y prendre les vivres et le charbon dont on avait besoin au camp.

A 14 heures 15 commençait la séance proprement dite à l’intérieur du mémorial. Le porte-parole de la Jeunesse socialiste, M. Kevin Mangrich, remercia les nombreuses personnes et personnalités venues pour l’occasion. Il ne manqua pas de parler de la situation critique en Allemagne, où le parti de droite « AfD » inquiète les partis établis depuis longtemps pour ses prises de positions extrémistes envers les (nouveaux) migrants. Il insista sur l’importance de se souvenir des horreurs commises par les nazis pour les jeunes générations.
Ensuite c’était au président du « Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert », M. Dieter Burgard, à situer la problématique du vivre-ensemble et de la commémoration des pages noires de l’Allemagne nazie dans le contexte européen. Pour lui, c’est au niveau de l’Europe qu’il faut mettre les bons jalons pour assurer un bon vivre ensemble dans le futur.
Des entractes musicaux furent assurés par la chanteuse Amei Scheib de Sarrebruck. C’étaient surtout des chansons de la résistance et des chansons yiddish.

Le conférencier du jour, le Luxembourgeois Henri Juda,  prit ensuite la parole pour rappeler l’importance du camp de concentration de Hinzert dans  la mémoire collective luxembourgeoise. Sa propre famille juive se réfugia vers 1935 au Luxembourg devant l’Allemagne nazie et avait le courage d’établir déjà vers 1950 un commerce en Allemagne, et ceci au dépit du fait que deux mères et 9 membres de la famille aient péri dans les camps d’extermination Sa mère avait survécu les affres d’Ausschwitz.

Toutes les générations restent traumatisées jusqu’à aujourd’hui par ce qu’a vécu la génération de la guerre.
M. Juda critiqua au passage le fait que l’historiographie luxembourgeoise de la Deuxième Guerre Mondiale a longtemps oublié la shoah et de relever que la commission administrative faisant fonction de gouvernement ainsi qu’une partie du peuple luxembourgeois avait collaboré avec l’occupant nazi. Ainsi  quelques 1.500 Luxembourgeois étaient entrés librement dans la Waffen-SS et qu’en six mois 65.000 Luxembourgeois (sur une population de 300.000) ont adhéré au mouvement populaire allemand (Volksdeutsche Bewegung).
Jusqu’à une époque récente, les 4.000 Juifs qui avaient été forcés de quitter le Luxembourg dont plus de 1.200 victimes assassinées dans la Shoah n’ont tout simplement pas fait partie de la mémoire collective de la Deuxième Guerre Mondiale.
Selon M. Juda il paraît qu’ une loi de 1969, jamais révisée depuis, accorda le titre de « victime du national-socialisme » aux résistants, aux exilés et aux enrôlés de force mais pas aux Juifs, même pas ceux qui ont survécu aux camps de concentration.
Le conférencier ne manqua pas de louer toutes les initiatives politiques et éducatives contemporaines qui cherchent à faire connaître aux jeunes les nombreuses facettes du racisme ou du nationalisme et des camps de concentration , guerres et génocides qui continuent à engendrer tant de malheurs  à des millions de personnes.
Il conseilla aux jeunes de continuer à apprendre et à s’intéresser à l’histoire des peuples européens afin de comprendre les mécanismes d’une société civile face à des dictatures
En citant Paul Sobol , un des derniers survivants d’Auschwitz qui continue à témoigner devant des milliers de jeunes il insista  qu’il est primordial de défendre  le grand projet d’une Europe unie et pacifique et de s’investir activement contre  des partis qui, au nom d’idéologies nationalistes, sont de nouveau en train de prêcher la haine et l’exclusion des étrangers.
M. Juda répondit encore à de nombreuses  questions du public visiblement ému par ses mots et rappels des souffrances de sa mère il est allé déposer, avec le président des Jusos , M. Mangrich, une gerbe  au pied du Mémorial de Hinzert , réalisé par Lucien Wercollier et dédié aux morts de Hinzert et de tous les résistants au nazisme.

Le tout se termina par une discussion libre autour d’une tasse de café et d’un gâteau offert par les organisateurs.

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Médias / Interview

Émission à radio ARA

Les élèves Noémie Marques, Anne Wagner et Lea Belche de l’option radio du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette (LGE) ont réalisé le jeudi 22 novembre 2018 une émission sur les antennes de radio ARA au sujet des activités de l’association « Pour la Paix et contre la Guerre ».

Étaient invités le président de l’association, Claude Pantaleoni, et les élèves Kristina Markovic et Max Bartholmé, tous les deux étudiants au LGE. Étant empêchée au dernier moment, Kristina a donné une interview préenregistrée sur comment toute sa vie est marquée jusqu’à aujourd’hui par la guerre entre la Serbie et le Kosovo, guerre qui a eu lieu entre 1991 et 1995.  Ses parents fuient en 1995 Sarajevo sous les tirs et au milieu des meurtres quotidiens. Kristina naît dans un camp de réfugiés en Serbie. Elle aboutit finalement au Luxembourg où elle a grandi  dans un foyer de l’Etat. Max raconte pourquoi il s’intéresse aux guerres du 20e siècle et celles en cours aujourd’hui, et comment il participe à l’asbl. Le président de l’asbl retrace les débuts de l’association jusqu’à sa création en 2017. Sont brièvement énumérés ensuite les objectifs qu' »Ad Pacem » (autre nom de l’asbl) s’est donnés : ce sont l’aide à des réfugiés des guerres en Europe (en ce moment surtout en Ukraine), la diffusion d’informations dans nos médias sur les guerres en Europe qui sont en cours ainsi que la formation à une culture de la paix, à développer surtout avec des  jeunes. Au cours de l’interview sont aussi montrés quelques voies et projets pour les mois à venir.

Conférences, Sorties

KZ Hinzert « Dir sidd net vergiess! »

Le jeudi 20 septembre le Musée National de la Résistance d’Esch-sur-Alzette invitait à 19h à la première projection d’un nouveau documentaire relatant la vie quotidienne des internés au camps de concentration de Hinzert, situé en Allemagne près de la frontière luxembourgeoise.
L’accent est mis sur les nombreux Luxembourgeois qui ont passé un temps plus ou moins long dans ce camp ou qui y sont morts suite aux tortures et à la vie inhumaine qui y régnait. Le documentaire relate aussi la visite de jeunes adultes de l’École de la Deuxième Chance du Luxembourg ainsi que de leurs enseignants. Leurs impressions sur les lieux qu’ils donnent aux spectateurs soulignent l’importance de Hinzert pour l’histoire et la mémoire des Luxembourgeois.
Ce documentaire d’un peu plus d’une heure a été réalisé par le metteur en scène allemand Julian Weinert qui en a fait son travail de thèse pour le master passé à l’université de Mayence.
Était présent également M. Georg Mertes, président du Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert e.V.
Ensemble avec quelques jeunes membres de notre association, nous avons assisté à la projection du film et participé à la discussion qui s’en est suivie.
Le film sera en vente en fin d’année sur DVD.

Mémorial du camp de concentration Hinzert

(Photo faite et mise à dispositon par M. Georg Mertes)

Actions de soutien

Appel à aider Lev Borodin

Lors de messes du dimanche du 5 août 2018, avec l’accord des frères franciscains du couvent d’Ostra Vetere (Italie), nous avons fait un appel dans les messes à soutenir par un don le jeune Lev Borodin qui a fui avec sa famille les territoires occupés par les séparatistes pro-russes en Ukraine de l’est.
Lors de notre intervention nous avons expliqué pourquoi il était juste de l’aider à faire ses études et à être soigné pour ses maladies qui se sont aggravées suite à la fuite de son lieu natal.
Voir notre rubrique Aides aux victimes où son cas est expliqué.
Cet appel nous a permis de rassembler la somme de 975 euros.

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Sorties

Sortie culturelle et éducative avec des jeunes à Verdun

2018 est le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Notre région a souffert beaucoup pendant cette période, des centaines de milliers de soldats et de civils ont étés tués, des villages entiers détruits.
La connaissance de notre propre histoire et la commémoration sont une partie importante de toute culture de la Paix. Voilà pourquoi le 7 juillet 2018 notre comité et des jeunes membres de notre association ont fait une visite à Verdun et ses environs, sur le site de la bataille de Verdun.

Nous avons visité l’Ossuaire de Douaumont, qui abrite les restes de plus de 100.000 soldats.

Le soir nous avons assisté au spectacle « Des flammes à la lumière », qui évoque la Première Guerre mondiale et plus particulièrement la bataille de Verdun de 1916.
Ce spectacle est organisé chaque été depuis 1996 par l’association « Connaissance de la Meuse » dans l’ancienne carrière d’Haudainville, au sud de Verdun, dans le département de la Meuse.

 

 

 

 

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Nous avons reçu les réactions suivantes de nos jeunes membres :
(Une traduction en français suivra en septembre.)

– Joaquim :
Ech hun et gutt fonnt dass mer deem Krich vu virun 100 Joer méi no komm sinn an e bësse besser konnte verstoen, wéi et deene Leit déi an eisem Alter an de Krich gaange sinn ergaangen ass. Doduerch dass esou Initiativen ënnerholl ginn gëtt et méi schwéier de Krich an seng Auswierkungen ze vergiessen an ech hoffen, dass duerch esou Initiativen Leit géint den Krich drängt an dozou inspiréiert méi friddlech ze ginn a méi seng Matmënschen ze toleréieren.

– Luca :
Also ech hu gutt font, dass mier esou vill verschidde Saachen iwwert de Krich gesinn hunn an ech vu menger Säit aus Neies geléiert hunn. Et war witzeg an interessant.

– Liz :
Ech hunn et gutt fonnt, dass mer eng aner Siichtweis vum Krich kruten ewéi een se an der Schoul kritt. An der Schoul kritt een Zuele gesot vu Leit wou gestuerwe sinn an et liest een driwwer ewech, mä wann een dann am Ossuaire steet an all déi Nimm gesäit dann iwwerleet ee vill méi an et realiséiert een eréischt, dass dat net nëmmen Zuele wuare mä Mënschen wou esou al wuaren ewéi ech oder manner.

– Philippe :
Ech appreciéieren et, dass d’Studente vun der asbl net einfach op der Säit gelooss ginn, mee dass och aktiv de Kontakt mat hinne gesicht gëtt an an dësem Fall suguer eppes mat hinnen ënnerholl gëtt.
Den Ausfluch selwer war natierlech och super flott an informativ.
Den Highlight vum Dag war fir mech awer definitiv owes de Son et lumière, well ech mer näischt esou Impressionnantes erwaart hätt, mee éischter eppes a méi klengen Dimensiounen.
Dowéinst huet dat mech dann och ganz positiv iwwerrascht!

– Max :
Mat dësem Bréif well ech der Organisatioun „Pour la paix, contre la guerre“ schrëftlech Merci soen, dat se mir erlaabt huet, op Verdun kennen ze goen.
Eis Visitt huet jo bei dem Denkmal „Ossuaire du Douaumont“ ugefaangen, wat mech vill beandrockt huet.
Duerno ass et weider gaangen bei de Spektakel vun « Des Flammes à la Lumière ».
Et war ganz impressionnant, wei realistesch d’Kulissen ausgesinn hunn. Déi verschidden Zeenen, déi duergestallt goufen, hu mech immens beandrockt. Et ass schonn erschreckend, wann een iwwerleet, dat des Duerstellungen eng Realitéit widderspigelen, déi sech virun enger Zäit tatsächlech esou ofgespillt huet.
Zum Schluss well ech nach soen, dass mir déi Visitt op Verdun ganz gutt gefall huet, an dass et fir mech eben ganz interessant war, fir ‘mol esou eppes kennen live ze erliewen, a net nëmmen a Filmer oder Dokumentatiounen.

– Nathalie :
Visite op Verdun huet mer ganz gut gefall, ech hun Show owes ganz spannend an intressant fonnt. Och Vitise Ossuaire war intressant an ech hun et och flott fonnt dass mer dann all zesummen zu Verdun op enger Terrasse sutzen.

Actions de soutien

Activités récentes

Notre association a reçu dernièrement différents dons pour soutenir les victimes de guerre.
– Nous remercions toutes les personnes qui ont fait un don (580€) lors de la première communion de Daniel Pantaleoni.


– Au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette, des élèves de différentes classes ont contribué à la vente de gâteaux au profit de notre association. Cette action qui a eu lieu du 7 au 18 mai nous a rapporté 485€, somme qui sera versée intégralement aux victimes de la guerre dans l’est de l’Ukraine.

                          

Au cours du mois de mai, nous avons envoyé 1.120€ pour soutenir différentes familles et étudiants déplacés internes en Ukraine en raison de la guerre.

Assemblée générale

Compte-rendu de la première Assemblée générale

L’assemblée générale de l’Asbl a eu lieu lundi 30 avril 2018 de 20 heures à 22 heures. Étaient présents le comité et trois membres. Sept autres membres s’étaient excusés.

Lors de son mot de bienvenue, le président a rappelé les motifs de la création de l’Asbl, qui avait été précédée d’une initiative privée “Pour la Paix et contre la Guerre” depuis 2015.Il a ensuite rappelé les objectifs principaux de l’association.

Le secrétaire a fait un rapport détaillé des activités depuis la création de l’Asbl jusque fin mars 2018.

Le trésoirer a présenté la situation financière de l’Asbl. Celle-ci a été confirmée par Mme Myriam Clémence, réviseur de caisse, qui a contrôlé les comptes.

La vice-présidente a présenté un budget prévisionnel surtout des aides pour les victimes de guerre, et des dépenses prévisionnelles concernant les activités d’information et de sensibilisation qui ont comme but la culture de la paix. Toutes les propositions ont été acceptées à l’unanimité.

La première assemblée s’est clôturée avec un pot de l’amitié.

Concerts

Nous remercions les chœurs de Thionville et de Longwy

Le dimanche 25 mars a eu lieu, de 16 à 17h30, en l’Église de Crusnes-village (Meurthe-et-Moselle) un Concert vocal au profit de notre association.

Le chœur de femmes du conservatoire de  la ville de Thionville, sous la direction de Madame Marie-Claude Taraschini et le chœur « Résonance » de l’École des musiques de Lorraine de Longwy, sous la direction de Monsieur Philippe Barth et accompagné au piano par Sylvain Pierson, ont présenté un répertoire de musiques sacrés et musiques du monde. L’événement s’est clôturé autour d’un pot de l’amitié.

Nous tenons à remercier spécialement Madame Myriam Clémence d’avoir proposé d’organiser ce concert.

Nous remercions toutes et tous pour leurs dons au profit des victimes de guerre et réfugiés dans l’Est de l’Ukraine. Leurs dons généreux ont rapporté la somme de quatre cent-cinquante euros.

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Non classé

Prise de position

Par les médias, nous avons appris la nouvelle de l’arrestation de Madame Nadiia Savchenko. Nous espérons que la justice ukrainienne pourra faire toute la lumière sur l’accusation qui est portée contre elle et que la vérité soit connue.

La visite de Madame Savchenko dans notre Grande Région, où nous l’avons accompagnée, nous a bien fait comprendre la gravité de la situation dans laquelle se trouve l’Ukraine du fait de la guerre contre la Russie dans l’est du pays.

Toutes les interviews que Madame Savchenko a données aux organes de presse lors de son passage peuvent éclairer et faire comprendre ses motivations profondes ainsi que les solutions politiques qu’elle envisage pour rétablir la paix dans l’est de son pays.

Il nous paraît important de rappeler les raisons pour lesquelles nous avons invité Madame Savchenko : en tant que soldat au front, prisonnière de guerre, auteure de ses mémoires, élue députée, il nous semblait intéressant de la faire témoigner de son expérience et de stimuler ainsi le débat sur le thème de l’impact de cette guerre sur la paix en Ukraine et en Europe.
Les opinions de Madame Savchenko n’engagent qu’elle.

Il est clair, pour nous en tant qu’association, que la paix ne se fera pas sans la recherche de véritables accords qui profitent aux populations et démilitarisent tous ces territoires.

Le comité

Non classé

Madame Nadiia Savchenko invitée par notre asbl dans la Grande Région

Notre asbl « Pour la Paix et contre la Guerre » a invité Madame Nadiia Savchenko à venir témoigner dans la Grande Région. Nous la remercions pour ses nombreuses prises de position en vue d’une issue pacifique du conflit armé entre l’Ukraine et la Russie.

Le vendredi 2 mars elle a parlé au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette devant quatre-vingt élèves de ses expériences sur le front de la guerre, comme prisonnière en Russie et comment elle a survécu à sa grève de la faim. Aujourd’hui elle est députée au Parlement ukrainien.

L’après-midi elle a donné des interviews à plusieurs journalistes de quotidiens luxembourgeois. Vous pouvez lire ces articles ici:

Luxemburger Wort :03.03.2018

LeQuotidien:03-04.03.2018

Tageblatt 07.03.2018 page1  Tageblatt 07.03.2018 page 2

WOXX 09.03.2018

Le soir elle était l’invitée à radio Jérico à Metz.

Le samedi 3 mars un débat politique avec des politiciens luxembourgeois a eu lieu à Differdange. Le thème était « L’impacte du conflit armé dans l’est de l’Ukraine sur la paix en Europe ».

Un compte-rendu résum débat politique qui a eu lieu à Differdange est passé dans le journal télévisé de RTL.

L’après-midi, elle a présenté son livre autobiographique « Nadiia, un nom fort » au 18è Salon du livre et des cultures à Luxembourg-ville où elle avait un stand.

Tables rondes / Débats

L’impact du conflit armé en Ukraine sur la paix en Europe

Dans le cadre d’apporter plus d’informations et d’éclaircissements sur la guerre en Ukraine de l’est, nous avons invité, du 2 au 4 mars 2018, Madame Savchenko Nadiia au Luxembourg au Salon du livre et des cultures. Elle est députée ukrainienne et ancienne combattante de l’armée ukrainienne, faite prisonnière par les séparatistes pro-russes dans le conflit de l’est de l’Ukraine. Sur pression du Parlement européen, Madame Savchenko a été libérée en 2016.

À cette occasion elle participera à Differdange à une table ronde avec débat politique, organisé en collaboration avec la ville de Differdange le samedi 3 mars au Creative Hub 1535° de 10h à 12h. Le thème est “L’impact du conflit armé en Ukraine sur la paix en Europe”. À ce débat sont invités a prendre part des représentants des partis politiques luxembourgeois siégeant à la Chambre des députés. Une traduction est assurée en allemand ou en français.
Ont confirmé pour l’instant leur participation :

  • Monsieur Fernand Kartheiser, adr
  • Monsieur Yves Cruchten, LSAP
  • Monsieur Claude Radoux, dp
  • Monsieur Gary Diderich, déi lenk

En outre, il y aura une conférence de Madame Savchenko de 14h00 à 15h30 à la LuxExpo au Kirchberg (salle 1er étage), où elle présentera son livre autobiographique qui relate surtout ses expériences vécues dans la guerre en Ukraine de l’Est.
Une traduction est assurée en allemand ou en français.

Madame Savchenko sera présente au Salon du Livre avec un stand à part, le samedi après la conférence jusqu’à 18h30, et le dimanche de 12h00 à 16h30. Une interprète se tient à disposition pour le français et l’allemand.

Conférences

Notre invitée au Salon du Livre et des cultures du Luxembourg – NADIIA SAVCHENKO

Samedi 03 mars 2018 à 14h
Salon du livre et des cultures du Luxembourg
Salle 1er étage
LuxExpo, Luxembourg

Ce CV a été écrit personnellement par Mme. Savchenko et traduit par notre asbl

membre du parlement Ukrainien ;
membre de l’assemblée parlementaire du conseil européen

Madame Savchenko est la première pilote militaire de l’Ukraine. Elle est l’objet d’une certaine notoriété publique depuis qu’elle fut enlevée et détenue de façon illégale pour une période de 2 ans par la fédération russe. Elle retrouva sa liberté en mai 2016. Depuis, elle est une voix importante en faveur de la souveraineté de l’Ukraine et une critique fervente de l’invasion russe de l’Ukraine.

Elle est née à Kiev en date du 11 mai de l’année 1981. En tant que jeune fille de seize ans elle savait déjà qu’elle voulait devenir pilote. Elle a intégré l’armée ukrainienne en tant qu’opératrice radiophonique dans les troupes des chemins de fer. Elle fut formée en tant que parachutiste au sein de l’université des forces aériennes à Kharkiv. De 2004 à 2008 elle servit en Iraq comme membre d’une alliance multinationale et ceci en tant que seule femme des troupes ukrainiennes.

Nadiia Savchenko fut capturée dans la région du Donbas en Ukraine. Elle y était stationnée pendant l’invasion russe en tant que soldat volontaire de l’unité « Aydar ».

Pendant son emprisonnement en Russie elle fut élue au sein du parlement ukrainien en 2014 et démissionna de l’armée de l’air ukrainien. Depuis son élection elle est une combattante de premier rang pour la reforme et contre la corruption en Ukraine. Elle réclame la transparence à tous les niveaux du gouvernement. Elle fut élue en tant que membre du parti «Batkivschina» (Ukrainiens pour la Patrie). Elle siège au Parlement en tant qu’indépendante depuis 2016. Elle est membre du comité pour la défense national et du groupe d’échange avec la république du Tadjikistan.

Madame Savchenko a mené le combat pour l’égalité des sexes au sein de l’armée ukrainienne. Après son service en Iraq, elle a regagnée l’Ukraine et a pétitionné les forces aériennes de l’Ukraine afin de la laisser intégrer la prestigieuse université des forces aériennes dans la section pour pilote qui fut réservée aux hommes. Elle y gradua en 2009 et devint membre d’un régiment de l’armée de l’air stationnée en Ukraine de l’ouest.

En sa qualité de membre du parlement, elle s’efforce de créer un pays sûr, sécurisé et prospère pour les générations actuelles et futures d’Ukrainiens. Elle est aussi une voix pour la libération de tous les prisonniers politiques illégaux détenus en Russie.

Madame Savchenko est régulièrement désignée comme un champion du peuple pour ses services au profit de sa patrie. Elle est le récipient de l’Ordre du Courage (août 2014) et du titre « Héros de l’Ukraine » (mars 2015), le plus prestigieux titre honorifique que le président ukrainien puisse accorder. De plus elle a reçu le Prix de la Liberté du Conseil Atlantique.

Elle a écrit un livre intitulé “Nadiia, un nom fort ” (ISBN 978-6-17703917-3) qui fut publié à Kiev en 2015 par l’éditeur Justinian.
Elle est célibataire et n’a pas d’enfants.

Concerts

Concert de bienfaisance au LGE

Mercredi 27 septembre avait lieu dans la salle des fêtes du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette le premier concert au profit des victimes de guerre dans l’est de l’Ukraine. David Ianni, pianiste et compositeur internationalement reconnu et ancien élève du LGE, a offert une prestation de ses pièces préférées. Au milieu du concert, Susanna Aksenkova, une étudiante ukrainienne, a raconté comment elle a survécu aux nombreux bombardements à Horlivka (Est de l’Ukraine, Donbass) en 2014 et en 2015. La fuite avec sa famille a signifié pour elle recommencer à zéro dans l’Ukraine libre. Actuellement elle est soutenue financièrement par notre A.s.b.l. pour faire ses études de médecine à Kharkiv. Un interlude musical a été assuré par les soeurs Eva et Tonia Schockmel de la section musicale du LGE.
Nous remercions la direction et le service technique du LGE, les musiciens pour leur prestation et le public pour ses dons généreux (810€) au profit des victimes et des déplacés internes de la guerre dans l’Est de l’Ukraine.

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La création de l’A.s.b.l. et ses objectifs

L’initiative « Pour la Paix et contre la Guerre » est née en février 2015, suite à la guerre dans l’est de l’Ukraine. Nous avons cherché le contact direct avec les victimes et les déplacés dans le pays et avons apporté une aide concrète. Mais, cette guerre en Ukraine nous a fait surtout comprendre qu’en Europe la période de paix depuis la Deuxième Guerre mondiale est finie. Nous entrons dans une période où les guerres deviennent de nouveau possibles aussi en Europe. Ceci nous a motivés à fonder notre A.s.b.l. le 11 juillet 2017.

Les objectifs de notre association

  • Aider les victimes et les réfugiés des conflits et des guerres en Europe en organisant des actions de solidarité et de soutien.
  • Promouvoir une culture de la paix en informant et en sensibilisant dans les médias et sur la place publique.
  • S’informer auprès d’instituts et d’experts scientifiques et autres qui élaborent et proposent des solutions non-violentes aux conflits et s’engager à participer activement à leur diffusion.

Explication du logo

  • La fusée représente la guerre, la destruction et la mort. Elle est cassée ; la guerre s’arrête quand les forces de la paix prennent le dessus. Ici c’est la colombe qui symbolise ces forces. Le rameau représente l’espérance et la vie qui reprend. C’est pour cette quête de paix que nous œuvrons.
  • Nous avons choisi d’écrire en latin le principe fondateur de notre association « Ad pacem servandam » (trad. « Au service de la paix »), parce que notre association agit en Europe, une Europe qui a été formée par la culture et la civilisation latines. Cette langue véhicule jusqu’à nos jours une dimension universaliste et humaniste.