Conférences

Notre invité au 20ème Salon du Livre et des cultures du Luxembourg – Gabriel BECKER

Samedi 29 février 2020 à 15h30

LUXEXPO KIRCHBERG LUXEMBOURG, 2e étage

« Le BAN SAINT-JEAN : lutte pour la mémoire d’un camp de prisonniers ukrainiens et soviétiques en Moselle »

 

Gabriel Becker, professeur agrégé d’allemand en retraite, recueille depuis vingt ans témoignages, documents d’archives, objets-souvenirs, pour faire revivre l’histoire de ce camp de prisonniers. Il est l’auteur de quatre livres sur le sujet :

  • Le camp du BAN SAINT-JEAN (1941-1944), Lumière sur une honte enf(o)uie
  • Le drame ukrainien en France (Moselle) (1941-1944), Mementote…
  • Camp du Ban Saint-Jean, Moselle, La Revie
  • Camp du Ban Saint-Jean Moselle, Nadejda : Espoir

Il est vice-président et cofondateur de l’Association Franco-Ukrainienne (AFU) pour la réhabilitation du charnier du Ban Saint-Jean près de Boulay, en Moselle.

Lors de sa conférence, il présentera les méandres de l’histoire sombre de ce camp de transit (300.000 prisonniers) et de morts (22.000).

Actions de soutien

Vente de gâteaux au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette en faveur des réfugiés de guerre Ludmila et Danil

Du 21 octobre jusqu’au 12 novembre 2019 des élèves du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette (L) ont organisé la vente de gâteaux, tartes et muffins pendant la pause scolaire principale du matin au profit de Ludmila Bazhenova et son petit-fils Danil. Ces deux réfugiés ont fui la ville de Donezk (Ukraine de l’est) occupée par des séparatistes pro-russes.

Jusque fin octobre, ils ont été aidés par la Caritas dans la ville de Dnipro. Cette organisation humanitaire nous a transmis, courant octobre, le cas difficile de cette grand-mère de soixante-dix ans et de son petit-fils Danil, âgé de 12 ans. Tous les deux ont fui Donezk en 2017 parce que la situation familiale était devenue insupportable pour la grand-mère et l’enfant.
La mère de l’enfant a accouché en 2014 sous les bombardements d’une fille handicapée. Le mari, qui n’est pas le père naturel de Danil, a été emprisonné et torturé pendant des mois par les séparatistes. Lors de travaux forcés, il a pu fuir et a réintégré clandestinement la famille. Mais, il est tellement déséquilibré psychiquement qu’il a constamment frappé Danil. La grand-mère ne supportant plus cette situation très difficile, et ne voyant aucune aide possible dans cette zone occupée, a décidé de s’enfuir avec son petit-fils. Ils ont passé sans dommages à travers des champs minés pour rejoindre les territoires libres et la grande ville de Dnipro.

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Conférences

L’occupation russe du Donbass ukrainien / Conférence de l’historienne ukrainienne Olena STYAZHKINA au Salon du Livre et des Cultures 2019 à Luxembourg

Sur l’invitation de l’asbl « Ad pacem servandam » (Pour la Paix et contre la guerre), l’historienne et écrivaine ukrainienne, Madame Olena Styazhkina, était du 1er au 3 mars 2019 au « Salon du Livre et des Cultures » à Luxembourg. Le 2 mars, elle y a donné une conférence documentant l’invasion et l’occupation par les forces russes des villes ukrainiennes de Donetsk et de Louhansk dans l’est du pays. Les deux comptes rendus qui suivent retracent cette conférence le plus fidèlement possible.
Sur l’invitation de l’asbl « Ad pacem servandam » (Pour la Paix et contre la guerre), l’historienne et écrivaine ukrainienne, Madame Olena Styazhkina, était du 1er au 3 mars 2019 au « Salon du Livre et des Cultures » à Luxembourg. Le 2 mars, elle y a donné une conférence documentant l’invasion et l’occupation par les forces russes des villes ukrainiennes de Donetsk et de Louhansk dans l’est du pays. Les deux comptes rendus qui suivent retracent cette conférence le plus fidèlement possible.

Vous pourrez faire parvenir vos éventuelles questions à Mme Styazhkina via notre formulaire de contact (http://adpacem.org/a-propos/devenir-membre-et-nous-contacter/).

Longtemps restée invisible au 19e et 20e siècle ou du moins peu considérée, l’Ukraine sort subitement sur le devant de la scène européenne en 2014 lors du soulèvement populaire du Maïdan, à Kyiv, qui dure pendant des semaines. Cette affirmation claire du peuple ukrainien pour davantage d’indépendance amène la Russie à sortir ses « armes de toujours » et à envahir une partie considérable de l’Ukraine. Le grand voisin affiche ainsi sa volonté de dominer à nouveau ces territoires. La Russie annexe aussi la Crimée et entame une guerre hybride dans l’est du pays en contrôlant la propagande et la désinformation dans tous les médias des territoires qu’elle occupe. En 2014, les nostalgiques du bon vieux temps soviétique sont encore nombreux en Ukraine. Ils accueillent l’occupant russe comme un libérateur et pacificateur.
C’est d’abord une guerre hybride que la Russie a mené progressivement dans le Donbass ukrainien alors que selon un sondage réalisé à Donetsk en mars 2014 seule une minorité de la population était favorable à une annexion de cette partie du territoire à la Russie. Se servant de photos et d’études sociologiques pour étayer ses dires, Madame Styazhkina explique comment, entre mars et mai 2014, les forces et unités spéciales pro-russes ont progressivement pris le pouvoir des centres administratifs, de la police urbaine et de la rue à Donetsk. C’est à travers le contrôle de tous les médias par ces forces que la population locale a été manipulée au point à croire en une libération russe des soi-disant fascistes qui se seraient installés à Kyiv, la capitale, lors du soulèvement du Maïdan.

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Actions de soutien

Marche pour la Paix

Depuis ce jeudi 25 juillet, Anselmo Malvetti, membre de notre association, a commencé sa marche pour la paix dans Ukraine de l’est. Depuis 2014 dans cette partie de l’Europe se déroule une guerre aujourd’hui méconnue et que les médias européens ne traitent pas dans leurs nouvelles.

Anselmo connaît l’Ukraine parce qu’il y a été en 2013, un an avant le déclenchement de la guerre, pour apporter de l’aide humanitaire à un orphelinat à Tcherkassy, ville située au centre de l’Ukraine.

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Lors de ce voyage il a également visité avec ses amis la Crimée ukrainienne qui a été annexée par la Russie en 2014 lorsque le peuple ukrainien manifestait au Maïdan, dans la capitale, sa volonté de se tourner vers l’Europe et non vers l’Asie.

En tant qu’étudiant et citoyen européen, Anselmo a compris que le peuple ukrainien a besoin de soutien de l’Europe sur son chemin vers un Etat indépendant et non soumis à la Russie. En tant que pacifiste, il montre sa solidarité avec les victimes innocentes de cette guerre.

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Médias / Interviews

Graffiti émission pour jeunes à radio ARA : Le Musée Guerre et Paix (Novion-Porcien) ; Marche pour la paix d’Anselmo Malvetti

Le 17 juillet 2019, lors de l’émission Graffiti sur les ondes de radio ARA, Max Bartholmé et Anselmo Malvetti, un étudiant actuel et un ex-étudiant du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette et tous les deux membres de notre association, ont raconté ce qu’ils ont retenu de leur visite le 6 juillet au Musée Guerre et Paix à Novion-Porcien, près de Sedan dans les Ardennes françaises. Dans la deuxième partie de l’émission, Anselmo a expliqué son projet de marcher cet été, depuis le Lac Léman jusqu’à la Méditerranée, au profit des victimes de la guerre dans l’est de l’Ukraine. La technique était assurée par Adrien Ries, la modération par Claude Pantaleoni.

Cliquez ici pour lire le contenu de l’émission.
 

Ce qui a le plus marqué Max et Anselmo, c’est le côté didactique clair et facilement compréhensible de la visite guidée. On y explique bien pourquoi et comment sont liées entre elles les trois grandes guerres de 1870, de 1914 à 1918 et de 1939 à 1945. Les différentes étapes du parcours à l’intérieur du musée montrent les acteurs principaux qui mènent à la guerre. Et surtout, comment les soldats meurent pour des causes nationales et nationalistes qui leur sont dictées ou qu’ils sont forcés de défendre jusqu’à la mort. Pour les trois guerres, le musée se focalise avant tout sur les nations française et allemande comme ennemis principaux. Mais c’est aussi, parce que le musée veut montrer combien les populations des Ardennes françaises ont souffert pendant ces trois guerres.

Les jeunes insistent sur le fait que le musée montre bien les changements dans l’art de mener la guerre qui se développent en Europe dans l’arc de soixante-dix ans (entre 1870 et 1945) : c’est le cas pour les changements des uniformes, les innovations des armes, l’importance des déplacements motorisés, la propagande et la fabrication industrielle des armes.

À chaque fois, les frustrations des vaincus amèneront ces derniers à chercher vengeance et à récupérer des territoires perdus dans la guerre précédente. La visite du musée aide à comprendre le lien entre ces trois conflits majeurs de notre Grande Région.

Dans la dernière partie de l’émission, Anselmo Malvetti explique son projet de marcher pour la paix de fin juillet à fin août 2019. Ayant découvert récemment le plaisir de photographier de beaux paysages et de sentir une liberté personnelle en marchant dans les montagnes, il veut joindre l’agréable à l’utile. C’est pourquoi, il veut marcher à partir du Lac Léman jusqu’au bord de la Méditerranée. Il veut montrer aussi qu’il y a des jeunes qui ne le peuvent pas, parce que leur pays est en guerre ou est occupé militairement, comme c’est le cas en Ukraine de l’est. Les meilleures photos qu’il rapportera de cette marche pour la paix serviront pour faire un calendrier qui sera vendu en fin d’année au profit des victimes de la guerre dans l’Ukraine de l’est. Chacun peut suivre Anselmo sur son parcours en se connectant sur Instagram (eefalt@photography) ou sur Facebook (@eefaltontour).

 

 

Sorties

Visite du Musée Guerre et Paix en Ardennes

Le 6 juillet 2019 le comité de l’association « Pour la Paix et contre la Guerre » a organisé une sortie culturelle pour visiter le musée Guerre et Paix à Novion-Porcien, dans les Ardennes françaises. De 10 heures à midi, les vingt membres du groupe ont suivi les explications de M. Alfred Umhey qui nous a fait connaître, dans les grandes lignes, les déroulements des trois grandes guerres qui ont marqué les Ardennes et aussi notre Grande Région : la guerre de 1870, la 1ère Guerre Mondiale et la Seconde Guerre Mondiale. À chaque fois le guide, de façon très compétente, a expliqué les causes importantes qui ont mené à la guerre entre les Français et les Allemands. Il s’agissait aussi de comprendre que les résultats de la Guerre de 1870 ont été la cause principale de la 1ère et ensuite de la 2ème Guerre Mondiale.

Le groupe devant l’entrée du musée Lire la suite « Visite du Musée Guerre et Paix en Ardennes »

Actions de soutien

Action d’aide aux victimes de guerre

Vente de gâteaux au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette (L)

Sensibiliser les jeunes et les moins jeunes par la vente de gâteaux au profit de familles et de personnes victimes de la guerre en Ukraine de l’est. C’est ce qui s’est fait au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette du lundi 13 mai jusqu’au vendredi 24 mai.
Des élèves de ce lycée ont fait preuve d’esprit de solidarité en apportant leurs gâteaux faits maison qui ont été vendus pendant les pauses à leurs co-lycéens.
Cette action de soutien et d’aide a rapporté la somme de 430€.
Un grand merci va à tous ceux qui ont organisé et rendu possible cette aide !

 

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Médias / Interviews

Une nouvelle guerre est-elle possible en Europe ?

Robert Goebbels, membre du parti ouvrier socialiste luxembourgeois, ancien ministre luxembourgeois et membre du Parlement Européen pendant 15 ans, a été l’invité de l’émission « Graffiti » du 23 mai 2019 sur Radio ARA. L’interview a été menée par Charel Schmitz, étudiant au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette. L’étudiant Bob Wagener assurait la partie technique. Les deux étudiants sont également membres de notre association qui œuvre pour la Paix et contre la guerre en Europe. L’invitation de l’homme politique faisait suite à deux articles qu’il avait publiés au Tageblatt en 2018 et 2019, où il prévoit un futur politique difficile pour le vivre ensemble des Européens. Il y explique aussi les différents problèmes politiques et sociétaux qui peuvent mener à une nouvelle guerre en Europe et/ou à un nouveau conflit mondial.

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Pour Robert Goebbels il est aujourd’hui improbable que les nations qui font partie de l’Union européenne se fassent la guerre. Cette Union est le fruit des efforts entrepris après la 2ème Guerre Mondiale pour former un projet de paix européen. C’est un acquis à défendre et à préserver. Mais, selon l’ancien eurodéputé, des questions importantes comme les finances où l’entrée en guerre d’un pays de l’Union restent du ressort des différents États. L’UE n’a pas d’emprise sur ces registres importants. En outre, toute paix ne peut se faire en Europe qu’avec l’accord et la collaboration du Parlement européen, au sein duquel les grandes familles politiques doivent s’accorder.

M. Goebbels répète à plusieurs reprises durant l’interview qu’il constate aujourd’hui des situations analogues aux temps avant les deux Guerres Mondiales, surtout avant la Première. Comme lors du meurtre du prince-héritier d’Autriche-Hongrie en 1914, il estime qu’un accident de ce genre reste possible et qu’il peut déclencher un nouveau conflit. Par contre, une agression militaire d’un pays européen envers un autre est exclue d’après lui.

Europe déchirée à l’est

Interrogé sur la signification d’une phrase d’un de ses deux articles « la 1ère Guerre Mondiale n’est pas encore gagnée », M. Goebbels explique qu’il veut dire par làque l’humanité n’a jusqu’à présent pas établi une vraie paix sur cette terre. Aussi voit-il « renaître » l’ancien antagonisme qui opposait le bloc soviétique et le monde occidental, alors qu’avec la chute du Mur de Berlin le monde occidental croyait que c’en était fini avec cette déchirure qui divisait l’Europe en deux camps adverses. C’est le cas de la Pologne et de la Hongrie qui privilégient leurs propres intérêts économiques et purement nationalistes (profiter p.ex. de la manne pécuniaire de l’UE) au détriment d’une politique solidaire et sociale au sein de l’Union européenne. C’est pour M. Goebbels le retour à une situation du 19e siècle où les Etats-nations se confrontaient. Le cas le plus alarmant est cependant celui du Royaume-Uni qui a décidé de quitter l’UE avec le Brexit. M. Goebbels voit dans cette UE le seul rempart contre les « lois » qu’aimeraient dicter aux peuples européens les géants économiques comme Google, Microsoft, etc. Seule l’UE serait capable d’exiger et d’imposer des règles de bonne conduite. L’invité marque donc son désaccord avec tous les partis politiques qui voudraient une Europe des nations et des nationalismes. Cette Europe mènerait vers de nouvelles guerres, comme l’avait bien dit François Mitterrand, l’ancien président français. Donner tout le pouvoir à un Salvini ou à un Orban n’est pas la voie à suivre. L’Europe doit pouvoir parler d’une seule voix, aussi en ce qui concerne les nouvelles migrations et les réfugiés des guerres qui doivent pouvoir bénéficier de nos solidarités européennes. Pendant les années qui ont suivi la 2ème Guerre Mondiale, l’Europa a réussi à intégrer vingt-cinq millions d’immigrants. Pourquoi ne réussirait-elle pas aujourd’hui à en intégrer un million ?

Désintérêt démocratique – nouvelle guerre

Une autre menace pour la paix en Europe, M. Goebbels la voit dans le désintérêt de beaucoup d’Européens pour aller voter et prendre position sur les questions qui les concernent. Un tiers des Britanniques n’a pas voté lors du Brexit, ce qui n’est pas une bonne évolution pour la démocratie en Europe. Mais ce désintérêt de beaucoup d’Européens est aussi le résultat d’hommes et de femmes politiques qui ne savent pas parler aux électeurs et électrices de ce qui les concerne.

Interrogé sur les occupations de territoires de la Russie de Putin en Géorgie, Moldavie et l’Ukraine, M. Goebbels estime que c’est un réflexe de défense de ce pays autocrate devant l’avancée de l’Otan dans les pays de l’est de l’Europe.

En définitive, la paix ne peut se maintenir en Europe que s’il y a respect des libertés des uns envers les autres. L’acquisition de toujours plus d’armes en Europe n’est pas une bonne chose, car cela peut mener à des conflits militaires. S’il doit y avoir une 3ème Guerre Mondiale, elle se jouera pour M. Goebbels ou bien dans le cyberspace ou bien dans l’espace (guerre entre satellites) ou sur le fond des mers avec la destruction des fibres qui véhiculent toutes les informations qui font tourner nos économies. Ce serait alors la fin de notre civilisation.