Sorties

Visite du Musée Guerre et Paix en Ardennes

Le 6 juillet 2019 le comité de l’association « Pour la Paix et contre la Guerre » a organisé une sortie culturelle pour visiter le musée Guerre et Paix à Novion-Porcien, dans les Ardennes françaises. De 10 heures à midi, les vingt membres du groupe ont suivi les explications de M. Alfred Umhey qui nous a fait connaître, dans les grandes lignes, les déroulements des trois grandes guerres qui ont marqué les Ardennes et aussi notre Grande Région : la guerre de 1870, la 1ère Guerre Mondiale et la Seconde Guerre Mondiale. À chaque fois le guide, de façon très compétente, a expliqué les causes importantes qui ont mené à la guerre entre les Français et les Allemands. Il s’agissait aussi de comprendre que les résultats de la Guerre de 1870 ont été la cause principale de la 1ère et ensuite de la 2ème Guerre Mondiale.

Le groupe devant l’entrée du musée

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Cliquez ici pour lire le compte-rendu détaillé de la visite à Novion-Porcien (F)

Vingt membres de notre association se sont rendus à Novion-Porcien dans les Ardennes françaises, où le Musée Guerre et Paix a ouvert ses portes en 2018.
En soixante-quinze ans, cette région a été le théâtre de trois conflits majeurs qui ont ensanglanté ces terres. Les causes et les conséquences de ces trois conflits sont liées et ont des répercussions sur l’histoire et la vie des hommes de nos régions jusqu’à aujourd’hui.
Selon la volonté de leurs concepteurs, le musée Guerre et Paix en Ardennes a comme vocation pédagogique de remémorer les faits militaires et sociaux liés aux trois guerres, surtout et aussi auprès des jeunes générations.

La Guerre de 1870

Le guide a pris tout son temps pour nous faire connaître la situation de l’Europe au 19ème siècle, et plus spécialement les années qui ont mené à la guerre de 1870. Ce sont Napoléon III, Guillaume Ier de Prusse et son chancelier Otto von Bismarck qui seront les figures-clés qui vont finalement préparer le conflit militaire de 1870. Pour Bismarck l’entrée en guerre est le chemin idéal pour amener les États allemands à s’unifier contre un ennemi commun : la France impériale. Le Musée apporte beaucoup d’éléments historiques pour se faire une idée des causes concrètes qui ont mené à cette guerre ; à côté des faiblesses et ruses humaines, il y a le développement technique du matériel de guerre qui joue un rôle de plus en plus important.
Finalement c’est la défaite de Napoléon III, (il est capturé à Sedan le 2 septembre 1870) qui conduit à la chute du Second empire et à l’unification des États allemands.

 

 

La 1ère Guerre Mondiale

La 1ère Guerre Mondiale débute sur le front de l’Ouest par une attaque et une avancée massives des forces allemandes qui occupent la Belgique. L’avancée allemande en France se poursuit jusqu’à Meaux (5 sept. 1914), non loin de Paris. Les forces françaises contre-attaquent jusqu’à ce que le front se stabilise à partir du 1er novembre 1914. Des deux côtés les victimes sont nombreuses ; la journée plus noire pour les Français sera le 22 août où plus de 27.000 soldats sont tués, près de la Marne, en une journée, ce qui en fait la journée la plus noire de l’histoire de France. Ce même jour quelque 30.000 soldats français sont aussi faits prisonniers.
En général, on constate une augmentation des effectifs matériels des deux côtés. Mais il y a surtout les armements nouveaux qui font de grands progrès : les fusils sont plus performants, la mitrailleuse fait son apparition et la généralisation des armes automatiques commence. Devant ces murs de feu, les soldats décident de s’enterrer. C’est la guerre des tranchées qui s’installe et permet de survivre mais aussi de ne plus avancer, ni d’un côté ni de l’autre. Il s’en suit un changement radical dans la tactique de faire la guerre. C’est l’homme-baïonnette que l’on retrouve des deux côtés des lignes. Et on construit de plus en plus de canons, toujours plus lourds, pour tirer sur et au-delà des tranchées. Le développement du moteur à explosion conduit la France à produire des camions en masse, ce qui va permettre aux soldats français de se déplacer assez vite sur le front. L’aviation française va devenir la première au monde, en qualité et en nombre. Finalement il y a le char (inventé d’abord par les Britanniques) qui sera également produit en masse et qui donnera aux Français et aux alliés un avantage indiscutable. Tous ces avantages feront que l’armée française, grâce aussi au débarquement en 1917 des unités américaines fraîches et motivées, vaincra l’Allemagne.
Le musée montre aussi, par de nombreux documents, la vie très dure des populations locales ardennaises sous l’occupation allemande.

La 2ème Guerre Mondiale

Enfin, la plus grande partie du musée est réservée à la 2ème Guerre Mondiale, surtout pour présenter la variété et le nombre important des nouveaux armements (chars, jeep, motos, avions etc.) qui nécessitent plus de place d’exposition.
Soixante-dix ans après Sedan, les Ardennes françaises sont de nouveau au centre des opérations militaires qui vont entraîner, dans un premier temps, l’effondrement de la France. Cette France qui, de son côté, n’a jamais accepté l’humiliation et la défaite de 1918 (pertes de territoires de l’Alsace et du département de la Moselle, grosses sommes d’argent à payer à l’Allemagne victorieuse). Le jour noir, pour elle, est le 14 mai 1940 où, à Sedan, la masse des blindés allemands réussit à percer sur la Meuse (après avoir contourné la Ligne Maginot) et à s’élancer vers la Manche pour encercler les troupes françaises. Le musée s’arrête longuement sur cette page de l’histoire noire des Ardennes durant la 2ème Guerre Mondiale.

Les Allemands ont pu vaincre assez rapidement les troupes françaises grâce au développement dans l’armée allemande d’une bonne orchestration entre tankistes, fantassins motorisés, artilleurs et sapeurs connectés par radio à l’aviation. De plus les Français pensaient (et ils se sont trompés) que les Allemands prendraient beaucoup de temps (environ quinze jours) à traverser les Ardennes.
Le musée montre aussi que les souffrances de la population française augmentent de jour en jour sous l’occupation allemande. La France est systématiquement exploitée par les Allemands qui réquisitionnent l’appareil productif et la main-d’œuvre pour participer à l’effort de guerre allemand. Finalement, ne pouvant supporter les attaques des Alliés à l’Ouest et des Soviétiques à l’est, les troupes allemandes commenceront à reculer sur les deux fronts à partir de 1944. Les forces alliées, dont fait partie la France libre sous le Général de Gaulle, vont faire reculer le front allemand jusqu’à la défaite de l’Allemagne nazie le 8 mai 1945 qui marque la fin de la guerre en Europe.

Atelier créatif sur la Paix et la Guerre

Après cette longue visite guidée qui a duré plus de deux heures, tout le groupe s’est retrouvé dans un parc pour pique-niquer à midi. Vers 14 heures nous étions invités de nouveau à l’intérieur du musée pour des explications sur des affiches de propagande de la 1ère Guerre Mondiale. Après cela, chacun a été invité à développer avec un voisin une affiche promouvant le thème de la paix. Le musée a mis, pour cela, à disposition des outils (ciseaux, colle, règles, feutres, coloris), des logos et des écritures. Cela a aidé à créer une affiche personnalisée sur le thème de la paix et de la guerre.
Avant de quitter le musée, chacun a pu s’acheter un souvenir ou de la littérature récente sur des sujets des guerres que le musée présente. La cafétéria a invité à un rafraîchissement avant notre départ en voiture pour Sedan. Ici, le groupe a fait une promenade à pied jusqu’en face du château fort de la ville. La journée s’est clôturée par un verre de l’amitié, offert par le comité, sur la terrasse d’un café de la rue piétonne, avant le retour à la maison.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sorties

Documentaire « Crimea as it was »

Le mercredi 27 mars, nous sommes allés voir, avec quelques jeunes membres de notre association, la projection du documentaire ukrainien « Crimea as it was ».
C’est l’asbl LUkraine qui avait invité au Cinéma Utopia à Luxembourg-ville à l’occasion de la commémoration du cinquième anniversaire de l’annexion de la Crimée.

Ce film documentaire regroupe surtout des interviews avec des responsables militaires et des soldats de l’air et de la marine ukrainiens qui ont réussi à fuir la péninsule et qui n’ont pas accepté l’enrôlement dans les forces militaires russes pendant l’annexion entre février et avril 2014. A plusieurs reprises le film cherche à expliquer la désertion de nombreux militaires ukrainiens qui sont passés du côté des forces russes ; pour beaucoup d’entre eux c’était la volonté de rester avec la famille qui vit en Crimée, un meilleur salaire ou le manque d’attachement à la nation ukrainienne qui était déterminant.

Le documentaire est surtout un assemblage d’enregistrements à partir de portables, réalisés par des particuliers et des soldats ukrainiens lors de la prise de pouvoir par les « hommes verts » venus de Russie. On y voit aussi des scènes où les deux camps s’affrontent dans les rues ou devant des casernes ukrainiennes.
On remarque bien que la prise de la péninsule était possible parce qu’à Kyiv le pouvoir était vacant, suite à la fuite du président Ianoukovitch en Russie. Le pouvoir politique et militaire ukrainien était quasiment absent, d’où la facilité pour les troupes spéciales russes à mettre la main sur tous les lieux stratégiques de la Crimée.
La désinformation auprès de la population a fait le reste : les nouveaux occupants prétendaient, aussi à travers les médias qu’ils ont vite occupés, être venus pour chasser les fascistes qui s’installaient dans la capitale et pour les empêcher de prendre le contrôle de la péninsule.
Le documentaire évoque presqu’exclusivement les faits qui ont eu lieu entre février et avril 2014, même si la plupart des interviews ont été réalisées plus tard.

A la fin de la projection, le président de l’association LUkraine, M. Nicolas Zharov, remercia la cinquantaine de visiteurs pour s’être déplacés en semaine et laissa le premier secrétaire de l’ambassade ukrainienne à Bruxelles, M. Yehor Pyvovarov, faire le point sur la situation actuelle. Celui-ci rappela que la diplomatie ukrainienne continue de réclamer justice, surtout et aussi au niveau de l’Assemblée des Nations Unies, pour ce qui s’est passé. Le seul mérite de cette agression de la Russie réside, pour ce diplomate, dans le fait que les Ukrainiens savent maintenant que leurs voisins russes ne respectent pas les accords conclus dans le passé et que leurs vraies motivations à s’emparer de territoires qui ne leur appartiennent pas, sont plus que claires.

Enfin, M. Zharov fit projeter une affiche montrant tous les citoyens ukrainiens injustement emprisonnés actuellement sur le territoire de la Crimée et de la Fédération russe pour leurs luttes pour le respect des droits de l’Homme. Les visiteurs furent invités à leur écrire une lettre, l’asbl LUkraine se chargeant (le contact se faisant par contact@ukrainiens.lu) de faire la traduction en russe le cas échéant.

Sorties

Exposition sur la grande famine «HOLODOMOR», organisée par l’association «Échanges Lorraine Ukraine»

L’association « Echanges Lorraine-Ukraine » (ELU) a organisé du 5 au 8 février 2019 une exposition au Cloître des Recollets à Metz pour informer sur la famine que Staline avait ordonné d’organiser en Ukraine et dans la région du Kouban dans les années 1932-33. Des membres de notre comité sont allés sur place pour connaître cette réalité historique largement méconnue dans notre région.

Bien que le chiffre exact des morts ne soit jamais connu, les historiens pensent qu’environ 7,5 millions d’Ukrainiens sont morts pendant ces deux années des suites de l’impossibilité de se nourrir. Cette famine, ordonnée par Staline et le gouvernement soviétique, avait pour but de venir à bout de la résistance que les petits paysans ukrainiens opposaient à la collectivisation forcée soviétique de leurs terres et avoirs.
Sur vingt-deux tableaux, qui relataient divers aspects du Holodomor, les visiteurs pouvaient se faire une idée de l’ampleur de cette catastrophe humaine.

L’exposition fut clôturée par un discours du vice-président de l’association ELU, M. Bogdan Horiszny, qui remercia les nombreux invités de s’être déplacés pour visiter l’exposition. L’adjointe au maire de Metz, Madame Nathalie De Oliveira, rappela que le Holodomor doit rester présent dans la mémoire des hommes mais qu’il ne faut pas oublier que le peuple ukrainien continue de souffrir aujourd’hui par l’occupation et la guerre dans le Donbass.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sorties

Visite du camp de concentration de Thil (F) et de la Mine de Tiercelet (F) lieu de fabrication des V1 (1944)

Le samedi 26 janvier 2019, le comité de notre asbl a visité à Thil, en France, à huit kilomètres d’Esch-sur-Alzette, avec douze élèves, membres de l’association, le site où se trouvait en 1943-44 un camp de concentration allemand.

Sur le chemin du Souvenir qui monte du parking à la Crypte, on peut voir des sculptures qui représentent l’homme martyrisé par la barbarie du camp. Dans la Crypte, le maire-adjoint, M. Gino Bertacco, nous expliqua les raisons pourquoi les Allemands avaient érigé en 1943 ce camp et pourquoi il a été abandonné en septembre 1944.
Ensuite, nous avons visité la Mine de Tiercelet (ouverte de 1885 à 1945) où le responsable, M. Daniel Pascolini, nous expliquait comment les détenus du camp venaient y travailler chaque jour ensemble avec des femmes prisonnières soviétiques. Tous les travaux étaient destinés à construire les pièces de la bombe V1.

Cliquez ici pour lire le compte-rendu détaillé de notre visite à Thil (F)

Sculptures et Crypte du Souvenir

À partir du parking à l’entrée du site, en écoutant les explications du maire-adjoint, nous sommes montés par le chemin du Souvenir jusqu’à la Crypte, qui recueille tout ce qui a été retrouvé prouvant l’existence du camp de concentration. Sur ce chemin des artistes ont placé, à partir des années soixante-dix du 20e siècle, des sculptures représentant la barbarie qui s’y est déroulée.
Devant la Crypte M. Bertacco et M. Morello nous ont expliqué comment ce camp fut construit, dès le début de l’année 1943, de façon à ce qu’il ne soit pas visible par les habitants vivant dans les alentours. Et comment les Allemands l’ont quitté rapidement lorsque les Américains approchaient sur Longwy en septembre 1944. Pendant l’occupation allemande, les habitants de Thil qui étaient de nationalité française s’étaient réfugiés en Gironde, alors que les habitants d’origine italienne étaient restés sur place. Beaucoup d’Italiens ont travaillé dans la Mine avec les prisonniers. Mais les habitations des Français ont été dérobées pendant leur absence. Quand ces gens revinrent de Gironde après la libération de Thil, ils montèrent au camp où ils arrachèrent et s’emparèrent de tout ce qui était en bois. Tout le bois a donc servi à la population civile pour se chauffer après la guerre. C’est la raison principale pour l’absence de toutes traces de l’existence de ce camp. Seuls deux poteaux de l’ancien portail qui ont été retrouvés se trouvent aujourd’hui à l’entrée de la petite esplanade devant la Crypte. C’est aussi ici que se trouve une sculpture impressionnante représentant un détenu, pris dans des barbelés, et tombant ou essayant de se relever. Elle est l’œuvre d’élèves du Lycée Jean Macé de Villerupt qui l’ont offert au site en 1978.

Les détenus qui mouraient dans le camp ou dans la mine étaient brûlés à l’air libre avec du pétrole devant l’entrée de la Mine sur des traverses de rail en bois. La ventilation du courant d’air venant de la Mine entretenait le feu. Mais comme l’odeur se sentait loin dans la ronde, le responsable nazi, le commandant Eugen Walter Büttner, demanda de les faire brûler sur des fagots de bois dans la colline au-dessus du camp. Une croix blanche derrière la Crypte indique le lieu où cela se passait. Mais comme l’odeur se sentait toujours dans les environs, le commandant y fit apporter un four qui servait à l’abattoir de la ville de Villerupt pour y brûler les restes des animaux. Il fut installé non loin du lieu où les corps avaient été brûlés auparavant. Mais comme la fin de la guerre approchait pour cette région, par l’avancée des Américains à l’ouest, seulement deux ou trois détenus y auraient été brûlés selon le maire-adjoint.

A l’intérieur de la Crypte, M. Bertacco nous montra sur une maquette comment le camp était disposé. Celui-ci a été reconstruit à partir de photos aériennes qui avaient été prises par les Alliés. D’un côté du camp vivaient les Allemands et de l’autre, alignés en files par deux, les huit baraquements contenant chacun une centaine de détenus. Leur nombre était contrôlé régulièrement chaque jour par la pierre que chaque prisonnier devait prendre le matin sur son chemin jusqu’à la mine de Tiercelet pour la déposer le soir, au retour, devant sa baraque. Dans la crypte un dessin fait par un détenu montre les détenus descendant vers la Mine avec leurs habits gris rayés de blanc et tenant une pierre. L’habit original d’un détenu que l’on peut voir à l’intérieur de la Crypte a été offert après la guerre par un Luxembourgeois qui avait été détenu au camp.

Fabriquer les bombes V1

Ces prisonniers du camp étaient surtout des ouvriers qualifiés : électriciens, machinistes, ajusteurs, tourneurs, fraiseurs etc. Ils étaient prévus pour l’aménagement de la mine pour y fabriquer les pièces pour les bombes allemandes V1. Quand un détenu mourait, le commandant SS du camp Büttner le fit remplacer par un détenu qui venait du camp de Natzweiler-Struthof en Alsace.

Pour visiter la mine où les prisonniers du camp de Thil et les prisonnières soviétiques du camp d’Errouville allaient travailler chaque jour, nous nous rendîmes en voiture dans la localité de Thil où se trouve l’entrée de la mine de Tiercelet. Ici c’était M. Daniel Pascolini, responsable pour la visite avec les bénévoles Alain Fioritti, Dominique Thénière et Brice Morello qui nous firent visiter la partie de la Mine ouverte au public.
A l’entrée deux plaques, une écrite en français l’autre en russe, remémorent les travaux forcés des femmes soviétiques prisonnières, mortes et ensevelies à l’intérieur de la mine.
C’étaient les détenus du camp de concentration de Thil qui descendaient chaque jour pour exécuter à l’intérieur les travaux forcés.
Munis de casques, les guides nous ont conduit à l’intérieur de la mine pour nous expliquer comment les travaux s’y faisaient. A plusieurs endroits, on peut voir des objets retrouvés au fond de la mine et qui témoignent de la présence des prisonniers, des prisonnières et des gardes SS (abréviation pour « Schutzstaffel » – escadron de protection) de la division TODT (un groupe de génie civil et militaire du Troisième Reich).
Au pied d’un grand éboulement, sur lequel se trouve une croix orthodoxe, M. Pascolini nous expliqua qu’à cet endroit vingt-sept femmes soviétiques ont été ensevelies (et le sont toujours) en un seul jour alors qu’elles construisaient la paroi en béton. Une bétonnière de la firme allemande Regulus a été trouvée au fond de la mine et tirée dans la partie haute.
Bien que des pièces de V1 aient été construites au fond de la mine, aucune de ces bombes n’est sortie achevée des ateliers souterrains. Malheureusement, il n’est pas permis au public de descendre jusqu’au point où ces V1 étaient construits, parce que le chemin n’est (pas encore) ni sécurisé ni balisé.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Conférences, Sorties

Séance de commémoration et de souvenir au camp de concentration Hinzert

Le 18 novembre 2018 a eu lieu une séance de commémoration au camp de concentration Hinzert qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de la frontière luxembourgeoise. Ce sont les Jusos (Jeunesse socialiste) et l’association pour la promotion du camp « Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert e.V. » qui ont invité pour la trente-cinquième fois à cette rencontre.
A 13 heures un groupe de personnes est parti de la localité de Reinsfeld pour parcourir à pied les 4 km jusqu’au mémorial construit à l’endroit où était situé le camp de concentration pendant la guerre.
C’est sur ce chemin que les prisonniers poussaient seule force de leurs bras les chariots du camp jusqu’à la gare de Reinsfeld pour aller y prendre les vivres et le charbon dont on avait besoin au camp.

A 14 heures 15 commençait la séance proprement dite à l’intérieur du mémorial. Le porte-parole de la Jeunesse socialiste, M. Kevin Mangrich, remercia les nombreuses personnes et personnalités venues pour l’occasion. Il ne manqua pas de parler de la situation critique en Allemagne, où le parti de droite « AfD » inquiète les partis établis depuis longtemps pour ses prises de positions extrémistes envers les (nouveaux) migrants. Il insista sur l’importance de se souvenir des horreurs commises par les nazis pour les jeunes générations.
Ensuite c’était au président du « Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert », M. Dieter Burgard, à situer la problématique du vivre-ensemble et de la commémoration des pages noires de l’Allemagne nazie dans le contexte européen. Pour lui, c’est au niveau de l’Europe qu’il faut mettre les bons jalons pour assurer un bon vivre ensemble dans le futur.
Des entractes musicaux furent assurés par la chanteuse Amei Scheib de Sarrebruck. C’étaient surtout des chansons de la résistance et des chansons yiddish.

Le conférencier du jour, le Luxembourgeois Henri Juda,  prit ensuite la parole pour rappeler l’importance du camp de concentration de Hinzert dans  la mémoire collective luxembourgeoise. Sa propre famille juive se réfugia vers 1935 au Luxembourg devant l’Allemagne nazie et avait le courage d’établir déjà vers 1950 un commerce en Allemagne, et ceci au dépit du fait que deux mères et 9 membres de la famille aient péri dans les camps d’extermination Sa mère avait survécu les affres d’Ausschwitz.

Toutes les générations restent traumatisées jusqu’à aujourd’hui par ce qu’a vécu la génération de la guerre.
M. Juda critiqua au passage le fait que l’historiographie luxembourgeoise de la Deuxième Guerre Mondiale a longtemps oublié la shoah et de relever que la commission administrative faisant fonction de gouvernement ainsi qu’une partie du peuple luxembourgeois avait collaboré avec l’occupant nazi. Ainsi  quelques 1.500 Luxembourgeois étaient entrés librement dans la Waffen-SS et qu’en six mois 65.000 Luxembourgeois (sur une population de 300.000) ont adhéré au mouvement populaire allemand (Volksdeutsche Bewegung).
Jusqu’à une époque récente, les 4.000 Juifs qui avaient été forcés de quitter le Luxembourg dont plus de 1.200 victimes assassinées dans la Shoah n’ont tout simplement pas fait partie de la mémoire collective de la Deuxième Guerre Mondiale.
Selon M. Juda il paraît qu’ une loi de 1969, jamais révisée depuis, accorda le titre de « victime du national-socialisme » aux résistants, aux exilés et aux enrôlés de force mais pas aux Juifs, même pas ceux qui ont survécu aux camps de concentration.
Le conférencier ne manqua pas de louer toutes les initiatives politiques et éducatives contemporaines qui cherchent à faire connaître aux jeunes les nombreuses facettes du racisme ou du nationalisme et des camps de concentration , guerres et génocides qui continuent à engendrer tant de malheurs  à des millions de personnes.
Il conseilla aux jeunes de continuer à apprendre et à s’intéresser à l’histoire des peuples européens afin de comprendre les mécanismes d’une société civile face à des dictatures
En citant Paul Sobol , un des derniers survivants d’Auschwitz qui continue à témoigner devant des milliers de jeunes il insista  qu’il est primordial de défendre  le grand projet d’une Europe unie et pacifique et de s’investir activement contre  des partis qui, au nom d’idéologies nationalistes, sont de nouveau en train de prêcher la haine et l’exclusion des étrangers.
M. Juda répondit encore à de nombreuses  questions du public visiblement ému par ses mots et rappels des souffrances de sa mère il est allé déposer, avec le président des Jusos , M. Mangrich, une gerbe  au pied du Mémorial de Hinzert , réalisé par Lucien Wercollier et dédié aux morts de Hinzert et de tous les résistants au nazisme.

Le tout se termina par une discussion libre autour d’une tasse de café et d’un gâteau offert par les organisateurs.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Conférences, Sorties

KZ Hinzert « Dir sidd net vergiess! »

Le jeudi 20 septembre le Musée National de la Résistance d’Esch-sur-Alzette invitait à 19h à la première projection d’un nouveau documentaire relatant la vie quotidienne des internés au camps de concentration de Hinzert, situé en Allemagne près de la frontière luxembourgeoise.
L’accent est mis sur les nombreux Luxembourgeois qui ont passé un temps plus ou moins long dans ce camp ou qui y sont morts suite aux tortures et à la vie inhumaine qui y régnait. Le documentaire relate aussi la visite de jeunes adultes de l’École de la Deuxième Chance du Luxembourg ainsi que de leurs enseignants. Leurs impressions sur les lieux qu’ils donnent aux spectateurs soulignent l’importance de Hinzert pour l’histoire et la mémoire des Luxembourgeois.
Ce documentaire d’un peu plus d’une heure a été réalisé par le metteur en scène allemand Julian Weinert qui en a fait son travail de thèse pour le master passé à l’université de Mayence.
Était présent également M. Georg Mertes, président du Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert e.V.
Ensemble avec quelques jeunes membres de notre association, nous avons assisté à la projection du film et participé à la discussion qui s’en est suivie.
Le film sera en vente en fin d’année sur DVD.

Mémorial du camp de concentration Hinzert

(Photo faite et mise à dispositon par M. Georg Mertes)

Sorties

Sortie culturelle et éducative avec des jeunes à Verdun

2018 est le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Notre région a souffert beaucoup pendant cette période, des centaines de milliers de soldats et de civils ont étés tués, des villages entiers détruits.
La connaissance de notre propre histoire et la commémoration sont une partie importante de toute culture de la Paix. Voilà pourquoi le 7 juillet 2018 notre comité et des jeunes membres de notre association ont fait une visite à Verdun et ses environs, sur le site de la bataille de Verdun.

Nous avons visité l’Ossuaire de Douaumont, qui abrite les restes de plus de 100.000 soldats.

Le soir nous avons assisté au spectacle « Des flammes à la lumière », qui évoque la Première Guerre mondiale et plus particulièrement la bataille de Verdun de 1916.
Ce spectacle est organisé chaque été depuis 1996 par l’association « Connaissance de la Meuse » dans l’ancienne carrière d’Haudainville, au sud de Verdun, dans le département de la Meuse.

 

 

 

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous avons reçu les réactions suivantes de nos jeunes membres :
(Une traduction en français suivra en septembre.)

– Joaquim :
Ech hun et gutt fonnt dass mer deem Krich vu virun 100 Joer méi no komm sinn an e bësse besser konnte verstoen, wéi et deene Leit déi an eisem Alter an de Krich gaange sinn ergaangen ass. Doduerch dass esou Initiativen ënnerholl ginn gëtt et méi schwéier de Krich an seng Auswierkungen ze vergiessen an ech hoffen, dass duerch esou Initiativen Leit géint den Krich drängt an dozou inspiréiert méi friddlech ze ginn a méi seng Matmënschen ze toleréieren.

– Luca :
Also ech hu gutt font, dass mier esou vill verschidde Saachen iwwert de Krich gesinn hunn an ech vu menger Säit aus Neies geléiert hunn. Et war witzeg an interessant.

– Liz :
Ech hunn et gutt fonnt, dass mer eng aner Siichtweis vum Krich kruten ewéi een se an der Schoul kritt. An der Schoul kritt een Zuele gesot vu Leit wou gestuerwe sinn an et liest een driwwer ewech, mä wann een dann am Ossuaire steet an all déi Nimm gesäit dann iwwerleet ee vill méi an et realiséiert een eréischt, dass dat net nëmmen Zuele wuare mä Mënschen wou esou al wuaren ewéi ech oder manner.

– Philippe :
Ech appreciéieren et, dass d’Studente vun der asbl net einfach op der Säit gelooss ginn, mee dass och aktiv de Kontakt mat hinne gesicht gëtt an an dësem Fall suguer eppes mat hinnen ënnerholl gëtt.
Den Ausfluch selwer war natierlech och super flott an informativ.
Den Highlight vum Dag war fir mech awer definitiv owes de Son et lumière, well ech mer näischt esou Impressionnantes erwaart hätt, mee éischter eppes a méi klengen Dimensiounen.
Dowéinst huet dat mech dann och ganz positiv iwwerrascht!

– Max :
Mat dësem Bréif well ech der Organisatioun „Pour la paix, contre la guerre“ schrëftlech Merci soen, dat se mir erlaabt huet, op Verdun kennen ze goen.
Eis Visitt huet jo bei dem Denkmal „Ossuaire du Douaumont“ ugefaangen, wat mech vill beandrockt huet.
Duerno ass et weider gaangen bei de Spektakel vun « Des Flammes à la Lumière ».
Et war ganz impressionnant, wei realistesch d’Kulissen ausgesinn hunn. Déi verschidden Zeenen, déi duergestallt goufen, hu mech immens beandrockt. Et ass schonn erschreckend, wann een iwwerleet, dat des Duerstellungen eng Realitéit widderspigelen, déi sech virun enger Zäit tatsächlech esou ofgespillt huet.
Zum Schluss well ech nach soen, dass mir déi Visitt op Verdun ganz gutt gefall huet, an dass et fir mech eben ganz interessant war, fir ‘mol esou eppes kennen live ze erliewen, a net nëmmen a Filmer oder Dokumentatiounen.

– Nathalie :
Visite op Verdun huet mer ganz gut gefall, ech hun Show owes ganz spannend an intressant fonnt. Och Vitise Ossuaire war intressant an ech hun et och flott fonnt dass mer dann all zesummen zu Verdun op enger Terrasse sutzen.