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Newsletter n. 13 : Notre invité – Ihor Kozlovsky

Notre association Ad Pacem servandam – Pour la Paix et contre la guerre – organise ce vendredi 15 et ce samedi 16 octobre deux conférences publiques et un concert de bienfaisance pour faire connaître la vérité sur la guerre dans l’Est de l’Ukraine.

Notre conférencier M. Kozlovsky est historien et chercheur en sciences religieuses, poète, écrivain et essayiste ukrainien.
Il a pris part aux manifestations de l’Euromaïdan qui se déroulaient à Donetsk, la capitale du Donbass ukrainien, quand les unités spéciales russes envahissaient l’est de l’Ukraine et occupaient la ville. Il était un des organisateurs du Marathon de prière interconfessionnel pour l’unité de l’Ukraine (mars-novembre 2014, Donetsk).

Le 27 janvier 2016, il a été capturé par des militants de la « République populaire de Donetsk » et est resté en captivité pendant près de deux ans (700 jours) jusqu’au 27 décembre 2017.
Après sa libération, Mr. Kozlovsky milite activement pour la libération des prisonniers ukrainiens en captivité au Donbass et en Crimée.

Ad Pacem organise trois rencontres pour donner à M. Kozlovsky la possibilité de témoigner sur cette guerre atroce encore en cours.
Il y aura la possibilité de lui poser des questions directement, une traduction étant assurée sur place.

Les trois manifestations publiques

  1. Le vendredi 15 octobre à 20h00 son témoignage aura lieu au Luxembourg dans la paroisse de Mersch à Lintgen, 17 rue du cimetière.
  2. Le samedi 16 octobre à 10h30 une conférence publique aura lieu en France à la Maison pastorale à Mont-St-Martin, 1 avenue du bois.
  3. Le samedi 16 octobre à 16h00 aura lieu un concert de bienfaisance au profit de victimes civiles de la guerre en Ukraine à l’église Notre Dame de Villerupt (place Jeanne d’Arc) en France.

L’organiste de Longwy Mme Marie-Paule Baumgartner-Sendron et ses élèves Laura et Daniel Pantaleoni présenteront les œuvres de Bach, Pachelbel, Boely, Vierne et autres.
M. Kozlovsky fera un témoignage sur la guerre en Ukraine au milieu de concert.
Un verre de l’amitié vous sera offert à la sortie de l’église.

Les règles anti-COVID19 en vigueur seront respectées.

Pour les personnes qui n’ont pas la possibilité de se déplacer au Luxembourg ou en France, Ad Pacem organise un live-stream de la conférence du samedi matin.

Vidéo de la conférence de Mr Ihor Kozlovsky

Actions de soutien pour l'Ukraine, Concerts et soirées littéraires

Concert de Printemps en l’église N.D. de Villerupt (F) au profit d’un projet musical à Avdiivka (UA)

Le dimanche 24 mars avait lieu à 15h30 le Concert de Printemps en l’église Notre-Dame de Villerupt (F) organisé par notre comité. Il était au profit d’un projet musical pour jeunes à Avdiivka, ville située sur le front de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, à quelques dizaines de kilomètres de Donetsk.

Claude Pantaleoni, le président de l’asbl « Ad Pacem » remercia les dix chanteurs de l’ensemble vocal « Cantate » de Longwy (F), leur président Christian Rodange et leur dirigeante Marie-Paule Baumgartner-Sendron pour avoir permis la réalisation de ce Concert de Printemps en l’église Notre Dame de Villerupt.


Les visiteurs pouvaient écouter à l’orgue Daniel et Laura Pantaleoni ainsi que leur professeur Marie-Paule Sendron.
Au milieu du concert, le président et la vice-présidente de l’association présentèrent leurs hôtes Oleksiy Savkevich et sa fille Mariika qui étaient venus de la ville d’Avdiivka tout près du front de guerre dans l’Ukraine de l’est.
Il décrivit les années difficiles de la guerre en 2015 et en 2017. Aujourd’hui, une grande partie des gens sont retournés dans cette ville d’Avdiivka, mais ils entendent encore quotidiennement les bombardements qui se déroulent à environ quatre ou cinq kilomètres de la ville. Ensuite, il présenta le Festival d’Art et de Musique qui a eu lieu pour la première fois en 2018 à Avdiivka. Et il expliqua sa volonté de créer, ensemble avec des amis, un espace musical pour jeunes dans un local que la commune leur a mis à disposition.

Oleksiy Savkevich à la guitare et sa fille Mariika au violon jouèrent ensuite deux morceaux de leur répertoire.
Dans la deuxième moitié du Concert l’ensemble vocal « Cantate » fit entendre ses chants magnifiques. Une fois terminé, des enfants présents offrirent à chaque chanteuse et chanteur une rose et le président offrit un bouquet de roses à la dirigeante Marie-Paule Sendron pour la remercier.
Les auditeurs furent invités à faire un don à la sortie du concert pour financer le projet musical à Avdiivka.
Le président invita ensuite tous au verre d’amitié et à goûter les gâteaux faits maison que le comité de l’association offrit au fond de l’église.
La collecte des dons de ce Concert a donné la belle somme de 470 euros. Cet argent servira à acheter des instruments musicaux pour l’ensemble musical des jeunes à Avdiivka.

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Concerts et soirées littéraires

Concert de printemps

Programme:

1ère partie : orgue et violon

 

Liebster Jesu de J.G. Walther  (Daniel Pantaleoni)

Ach Gott und Herr de J.G. Walther  (Laura Pantaleoni)

2è récit de Cornet du 1er ton (Laura Pantaleoni)

Basse de tierce du 1er ton   de Lambert Chaumont (Laura Pantaleoni)

Récit de Louis Marchand (M.-P. Baumgartner-Sendron)

Chant de paix de Jean Langlais  (M.-P. Baumgartner-Sendron)

Greenleeves à 4 mains

– Temoignage de Oleksij Savkevich «la vie in Avdiivka sur la ligne de front » et présentation de projet de création d’un espace musical pour les jeunes in Avdiivka(Ukraine)

Concerto pour Une Voix (Saint-Preux) (Mariia Savkevich)

Miroslav Skoryk. Melodie in la-minor (Mariia Savkevich)

 

2è partie : Cantate

 

Quando l’alba in Oriente – Monteverdi

Laudate Dominum – Henri Dumont

Omnes Gentes – André Campra

Cantate Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen – BWV 12 (extraits) – J.S. Bach

Gloria (extraits) – Vivaldi

La vache égarée – François Auguste Gevaert

L’Avertimento – Raynaldo Hahn

Concerts et soirées littéraires

Soirée littéraire à la libraire Diderich

Le vendredi 1er mars 2019, à la librairie Diderich d’Esch-sur-Alzette, l’historienne et écrivaine ukrainienne Madame Olena Styazhkina a lu et commenté des extraits de son roman « Dans la langue de Dieu » paru dans l`«Anthologie du Donbass» ( traduit par Iryna Dmytrychyn) 2018, éditions L’Harmattan

La soirée débuta à 19 h. avec une morceau de Prokofieff, un compositeur ukrainien, joué au piano par Daniel Pantaleoni. Ce compositeur était originaire de la région du Donbass qui se trouve aujourd’hui en guerre et à laquelle était dédiée cette soirée littéraire.
Madame Olena Styazhkina est originaire de Donetsk et vit actuellement à Kiev. Elle est une refugiée interne. Elle s’est présentée en expliquant qu’elle a de la peine à croire que cela fait déjà plus de cinq ans que la guerre se déroule dans le Donbass ukrainien. C’est inconcevable pour elle que les tanks russes soient (encore) dans les rues et tirent sur les maisons, de même qu’il lui est inconcevable que des hommes viennent pour tuer d’autres d’hommes. En 2014, les amis d’Olena lui disaient que le problème c’était surtout que les Russes venaient dans le Donbass pour les tuer alors qu’eux les Ukrainiens ne voulaient pas tuer les Russes.

Tuer l’autre…

À partir de cette guerre, toute une littérature est née. Ainsi en 2018 une centaine de livres traitant du sujet de la guerre ont été publiés en Ukraine. Les questions traitées dans ces livres sont toujours les mêmes : quel est le prix de la liberté, quand finira cette guerre, mes proches seront-ils tués ? Les livres sont écrits soit en russe, soit en ukrainien. Alors que la question de la langue (russe ou ukrainien) n’est pas importante dans cette guerre, toute la littérature qui en résulte en est un fruit amer. Même s’il n’est pas certain qu’avec le temps cette littérature va trouver des lecteurs, elle fait désormais  partie de l’histoire ukrainienne.
Olena a ensuite lu un extrait de son livre « Dans la langue de Dieu » publié originairement en russe. Ce sont les éditeurs qui lui ont ensuite proposé de l’éditer aussi en langue ukrainienne pour que le roman prenne plus de valeur dans toute l’Ukraine.
Les héros de ce roman vivent pendant la première année de l’occupation. Ils ne sont ni ukrainiens ni russes. Ils vivent dans cette ville [quelle ville- laquelle?). L’un  des protagonistes arrive dans le but de tuer un autre personnage parce que depuis longtemps il désirait cela. Maintenant que la guerre est déclenchée, celle-ci lui permet de  passer à l’acte mais il réalise qu’il n’en est pas capable. C’est alors qu’il commence à parler et se demande qui est capable de tuer un autre homme. C’est là le sujet de cette histoire.
Olena a lu ensuite la première partie en ukrainien. Christian Welter, secrétaire de notre asbl, a lu la traduction française.

Après la traduction lue par Christian, Olena a décrit ses sentiments et le fait qu’elle soit toujours incrédule que cette histoire se déroule dans sa ville natale.
Enfin, Olena a proposé de lire quelques pages de son journal intime « Pays. Guerre. Amour » qu’elle a écrit pendant les premières semaines de la guerre. La traduction française a été réalisée par Christian Welter.


***

Est-il possible de tomber amoureux à une heure rigoureusement établie ? Par exemple, samedi à dix-neuf heures vingt heure de Moscou ?

Auparavant je pensais que l’heure de naissance des enfants écrite sur les bracelets des hôpitaux était une quelconque formalité médicale. Puis une amie m’a dit que cela a une importance pour les horoscopes. L’heure et les minutes, et pas seulement le jour et le mois. L’extrême variabilité dérive de cela. Le destin d’un homme dépend de comment le Soleil se trouve ou ne se trouve pas dans les périgées et dans les apogées.

Pour devenir fou pour de bon il faut accoucher.

Les chiffres sur le bracelet sont l’heure qu’indique avec exactitude l’arrivée de l’amour.

 

Cela n’arrive probablement pas à tous. Mais il y en a beaucoup qui se rappellent, savent.

Tu prends le petit dans les bras, tu le regardes hâtivement dans les yeux… et tu te perds. Tu plonges. Sans opposer aucune résistance tu plonges dans un bonheur sans bornes.

Puis, après, surviennent toutes ces pensées d’adulte sur le fait que les enfants signifient engagement et une fatigue infinie, qu’ils ne grandissent pas comme nous voudrions, qui ne seront pas reconnaissants et qu’il vaut donc mieux même pas s’y attendre, qu’entre couches et désinfectants on peut ne pas s’apercevoir de comment la vie passe et la vieillesse s’approche furtivement, que tu n’auras en échange même pas un morceau de pain et un verre d’eau, que les fils sont des traîtres et, quand bien même ils aimeront quelqu’un de manière inconditionnée, ils aimeront seulement leurs fils, nos petits-enfants…

Puis, après… les prophéties se réaliseront presque toutes, les espérances non. Presque aucune. Puis tout ne sera plus si intense, si clair, si propre, comme en ce premier jour. Mais celui-là restera de toute manière avec toi.

« Ocytocine, il s’agit seulement d’hormones, – dit un de mes amis médecin. – Pour les hommes tout est différent ».

C’est un bien, que pour eux tout soit différent. C’est pour cela qu’ils deviennent fous en se croyant Napoléon et Batman.

Et pourtant ma folie des grandeurs actuelle a des dimensions encore plus amples.

Samedi à dix-neuf heures vingt-deux j’ai pris dans mes bras l’Ukraine. Un long accouchement, vingt-trois années. Elle aurait pu ne pas naître.

 

Je l’ai prise dans mes bras, je l’ai regardée hâtivement dans les yeux et je me suis perdue. Ma petite, mon trésor, ma pauvre, unique fille… Quel stupide bonheur, le mien. Quelle joie…

Désormais les couches, la fatigue et l’irritation sont déjà passés. Parfois elle se comporte mal. Mais si nous donnions à l’adoption tous les enfants qui n’obéissent pas et qui crient, quel motif nous reste-t-il pour vivre ?

 

Voilà pourquoi je lui fais un bisou sur la tête, j’en respire le parfum. Je l’aime. Parfois elle me permet même de dormir.

La patrie est fille. Non pas mère.

Quelque chose de ce genre…

 

Mourir pour la liberté

Ensuite le public avait la possibilité de poser des questions auxquelles Olena à essayé de répondre. Elle fut interrogée quant à son choix linguistique. Elle expliqua que pour ce qui concerne les textes scientifiques et journalistiques, elle est plus à l’aise en ukrainien tandis qu’elle préfère la langue russe pour son œuvre littéraire. Elle admit utiliser le russe avec un certain remords en ces temps de guerre mais elle insista sur le fait que la langue russe n’est pas coupable des atrocités de la guerre.
Dans les territoires occupés de l’est de l’Ukraine, on peut théoriquement utiliser la langue ukrainienne mais en pratique elle n’est pas parlée. La langue ukrainienne n’y est même plus enseignée dans les écoles publiques.

Les prochaines questions portaient sur les raisons de la guerre et les possibilités de résoudre le conflit. Olena expliqua que les russes se voient comme les héritiers des grands empires russes et soviétiques et veulent récupérer toutes les terres qu’ils considèrent perdues. Mais les Ukrainiens veulent être libres. Pour l’instant, Olena ne voit pas de médiateurs possibles. Elle souligna que le conflit n’est pas un conflit ethnique entre russes et ukrainiens.
Elle expliqua que les gens du Donbass qui se tournent vers la Russie le font dans l’espoir que la Russie leur donne une certaine aisance matérielle tandis que les personnes qui se tournent vers l’Europe espèrent pouvoir se développer elles-mêmes selon les valeurs européennes.
Après les échanges entre Olena et le public, Mme Anne Diderich et M. Philippe Boisserie, les propriétaires de la librairie, invitèrent tous à continuer la discussion autour d’un verre de l’amitié qu’ils ont généreusement offert. Le président de l’asbl M.Claude Pantaleoni remercia la maison Diderich, le public, Madame Olena Styazhkina et la traductrice de la soirée Natalya Pantaleoni et Mr. Christian Welter pour la lecture française et la traduction de l’extrait du journal intime effectuée par ses soins.

Concerts et soirées littéraires

Nous remercions les chœurs de Thionville et de Longwy

Le dimanche 25 mars a eu lieu, de 16 à 17h30, en l’Église de Crusnes-village (Meurthe-et-Moselle) un Concert vocal au profit de notre association.

Le chœur de femmes du conservatoire de  la ville de Thionville, sous la direction de Madame Marie-Claude Taraschini et le chœur « Résonance » de l’École des musiques de Lorraine de Longwy, sous la direction de Monsieur Philippe Barth et accompagné au piano par Sylvain Pierson, ont présenté un répertoire de musiques sacrés et musiques du monde. L’événement s’est clôturé autour d’un pot de l’amitié.

Nous tenons à remercier spécialement Madame Myriam Clémence d’avoir proposé d’organiser ce concert.

Nous remercions toutes et tous pour leurs dons au profit des victimes de guerre et réfugiés dans l’Est de l’Ukraine. Leurs dons généreux ont rapporté la somme de 450 euros.

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Concerts et soirées littéraires

Concert de bienfaisance au LGE

Mercredi 27 septembre avait lieu dans la salle des fêtes du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette le premier concert au profit des victimes de guerre dans l’est de l’Ukraine. David Ianni, pianiste et compositeur internationalement reconnu et ancien élève du LGE, a offert une prestation de ses pièces préférées. Au milieu du concert, Susanna Aksenkova, une étudiante ukrainienne, a raconté comment elle a survécu aux nombreux bombardements à Horlivka (Est de l’Ukraine, Donbass) en 2014 et en 2015. La fuite avec sa famille a signifié pour elle recommencer à zéro dans l’Ukraine libre. Actuellement elle est soutenue financièrement par notre A.s.b.l. pour faire ses études de médecine à Kharkiv. Un interlude musical a été assuré par les soeurs Eva et Tonia Schockmel de la section musicale du LGE.
Nous remercions la direction et le service technique du LGE, les musiciens pour leur prestation et le public pour ses dons généreux (810€) au profit des victimes et des déplacés internes de la guerre dans l’Est de l’Ukraine.