Conférences / débats / témoignages

Notre invitée au 19ème Salon du Livre et des cultures du Luxembourg – Olena Styazhkina

Samedi 2 mars 2019 à 15h30

Salon du livre et des cultures de Luxembourg

salle 2è étage

« Ukraine dans la guerre et l’occupation de 2014 à 2019. »
Conférence donnée par l’historienne et écrivaine Olena Styazhkina

Olena Styazhkina est née en 1968 à Donetsk. Elle est historienne, docteur en sciences historiques, professeur de l’Institut National d’Histoire de l’Académie Nationale des Sciences d’Ukraine (Kiev). Elle est auteur de deux ouvrages scientifiques :  Les femmes dans l’histoire de la culture ukrainienne, deuxième moitié du 20e S. (2003), L’Homme de la province soviétique (2013). En tant qu’écrivaine et nouvelliste, elle est auteur de dix ouvrages dont les derniers (Pays. Guerre. Amour, 2014; Dans le langage de Dieu, 2016; Rozka, 2018) traitent de thèmes de la guerre actuelle en Ukraine. Elle coordonne le “Mouvement pour la fin de l’occupation, la réintégration et l’instruction” dans les territoires occupés de l’Ukraine de l’est. Elle est membre du PEN-Club d’Ukraine.

Découverte de lieux de conflits

Exposition sur la grande famine «HOLODOMOR», organisée par l’association «Échanges Lorraine Ukraine»

L’association « Echanges Lorraine-Ukraine » (ELU) a organisé du 5 au 8 février 2019 une exposition au Cloître des Recollets à Metz pour informer sur la famine que Staline avait ordonné d’organiser en Ukraine et dans la région du Kouban dans les années 1932-33. Des membres de notre comité sont allés sur place pour connaître cette réalité historique largement méconnue dans notre région.

Bien que le chiffre exact des morts ne soit jamais connu, les historiens pensent qu’environ 7,5 millions d’Ukrainiens sont morts pendant ces deux années des suites de l’impossibilité de se nourrir. Cette famine, ordonnée par Staline et le gouvernement soviétique, avait pour but de venir à bout de la résistance que les petits paysans ukrainiens opposaient à la collectivisation forcée soviétique de leurs terres et avoirs.
Sur vingt-deux tableaux, qui relataient divers aspects du Holodomor, les visiteurs pouvaient se faire une idée de l’ampleur de cette catastrophe humaine.

L’exposition fut clôturée par un discours du vice-président de l’association ELU, M. Bogdan Horiszny, qui remercia les nombreux invités de s’être déplacés pour visiter l’exposition. L’adjointe au maire de Metz, Madame Nathalie De Oliveira, rappela que le Holodomor doit rester présent dans la mémoire des hommes mais qu’il ne faut pas oublier que le peuple ukrainien continue de souffrir aujourd’hui par l’occupation et la guerre dans le Donbass.

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Conférences / débats / témoignages

Le CCFD Terre Solidaire et ses Semeurs de Paix

L’équipe locale de Villerupt-Audun du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) invitait ses adhérents le dimanche 3 février 2019, de 14h30 à 17h au Centre Belardi à Cantebonne, à sa traditionnelle rencontre pour la Chandeleur.

Le comité de notre asbl « Pour la Paix et contre la Guerre » a décidé de se joindre à cet évènement parce que les populations sont affamées par les conflits armés là où ils sévissent. En Europe c’est le cas p.ex. en Ukraine de l’est dans les territoires occupés par les séparatistes pro-russes.
Madame Emma Tresse, animatrice de l’éducation à la Citoyenneté, interpella d’abord avec une vidéo sur l’engagement des équipes du CCFD en Afrique auprès des communautés musulmanes et chrétiennes pour les aider à se rencontrer et à se connaître. Le but de ces rencontres étant de prévenir des conflits futurs.
Au travers d’un jeu, toutes les personnes présentes pouvaient ensuite s’exprimer sur des solutions à prendre en cas de conflits déterminés.

Conflits armés – causes de la faim

Cette année, le CCFD a mis l’accent aussi sur les conflits armés comme causes de crises alimentaires.
Sur l’affiche de l’organisation on pouvait lire que « 60% de la population qui souffre de la faim vit dans des pays qui subissent des conflits armés. (…) soit 489 millions sur 821 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde ».
M. Roméo Pasquarelli de l’équipe locale remercia tous en rappelant que l’année 2018 la collecte pour le Carême a rapporté 1.267 € et le bénéfice des crêpes a été de 131€.
L’après-midi se termina en dégustant des crêpes faites maison accompagnés d’un café solidaire et équitable. L’argent est destiné à soutenir des projets du CCFD.

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Découverte de lieux de conflits

Visite du camp de concentration de Thil (F) et de la Mine de Tiercelet (F) lieu de fabrication des V1 (1944)

Le samedi 26 janvier 2019, le comité de notre asbl a visité à Thil, en France, à huit kilomètres d’Esch-sur-Alzette, avec douze élèves, membres de l’association, le site où se trouvait en 1943-44 un camp de concentration allemand.

Sur le chemin du Souvenir qui monte du parking à la Crypte, on peut voir des sculptures qui représentent l’homme martyrisé par la barbarie du camp. Dans la Crypte, le maire-adjoint, M. Gino Bertacco, nous expliqua les raisons pourquoi les Allemands avaient érigé en 1943 ce camp et pourquoi il a été abandonné en septembre 1944.
Ensuite, nous avons visité la Mine de Tiercelet (ouverte de 1885 à 1945) où le responsable, M. Daniel Pascolini, nous expliquait comment les détenus du camp venaient y travailler chaque jour ensemble avec des femmes prisonnières soviétiques. Tous les travaux étaient destinés à construire les pièces de la bombe V1.

[expand title= »Cliquez ici pour lire le compte-rendu détaillé de notre visite à Thil (F)« ]

Sculptures et Crypte du Souvenir

À partir du parking à l’entrée du site, en écoutant les explications du maire-adjoint, nous sommes montés par le chemin du Souvenir jusqu’à la Crypte, qui recueille tout ce qui a été retrouvé prouvant l’existence du camp de concentration. Sur ce chemin des artistes ont placé, à partir des années soixante-dix du 20e siècle, des sculptures représentant la barbarie qui s’y est déroulée.
Devant la Crypte M. Bertacco et M. Morello nous ont expliqué comment ce camp fut construit, dès le début de l’année 1943, de façon à ce qu’il ne soit pas visible par les habitants vivant dans les alentours. Et comment les Allemands l’ont quitté rapidement lorsque les Américains approchaient sur Longwy en septembre 1944. Pendant l’occupation allemande, les habitants de Thil qui étaient de nationalité française s’étaient réfugiés en Gironde, alors que les habitants d’origine italienne étaient restés sur place. Beaucoup d’Italiens ont travaillé dans la Mine avec les prisonniers. Mais les habitations des Français ont été dérobées pendant leur absence. Quand ces gens revinrent de Gironde après la libération de Thil, ils montèrent au camp où ils arrachèrent et s’emparèrent de tout ce qui était en bois. Tout le bois a donc servi à la population civile pour se chauffer après la guerre. C’est la raison principale pour l’absence de toutes traces de l’existence de ce camp. Seuls deux poteaux de l’ancien portail qui ont été retrouvés se trouvent aujourd’hui à l’entrée de la petite esplanade devant la Crypte. C’est aussi ici que se trouve une sculpture impressionnante représentant un détenu, pris dans des barbelés, et tombant ou essayant de se relever. Elle est l’œuvre d’élèves du Lycée Jean Macé de Villerupt qui l’ont offert au site en 1978.

Les détenus qui mouraient dans le camp ou dans la mine étaient brûlés à l’air libre avec du pétrole devant l’entrée de la Mine sur des traverses de rail en bois. La ventilation du courant d’air venant de la Mine entretenait le feu. Mais comme l’odeur se sentait loin dans la ronde, le responsable nazi, le commandant Eugen Walter Büttner, demanda de les faire brûler sur des fagots de bois dans la colline au-dessus du camp. Une croix blanche derrière la Crypte indique le lieu où cela se passait. Mais comme l’odeur se sentait toujours dans les environs, le commandant y fit apporter un four qui servait à l’abattoir de la ville de Villerupt pour y brûler les restes des animaux. Il fut installé non loin du lieu où les corps avaient été brûlés auparavant. Mais comme la fin de la guerre approchait pour cette région, par l’avancée des Américains à l’ouest, seulement deux ou trois détenus y auraient été brûlés selon le maire-adjoint.

A l’intérieur de la Crypte, M. Bertacco nous montra sur une maquette comment le camp était disposé. Celui-ci a été reconstruit à partir de photos aériennes qui avaient été prises par les Alliés. D’un côté du camp vivaient les Allemands et de l’autre, alignés en files par deux, les huit baraquements contenant chacun une centaine de détenus. Leur nombre était contrôlé régulièrement chaque jour par la pierre que chaque prisonnier devait prendre le matin sur son chemin jusqu’à la mine de Tiercelet pour la déposer le soir, au retour, devant sa baraque. Dans la crypte un dessin fait par un détenu montre les détenus descendant vers la Mine avec leurs habits gris rayés de blanc et tenant une pierre. L’habit original d’un détenu que l’on peut voir à l’intérieur de la Crypte a été offert après la guerre par un Luxembourgeois qui avait été détenu au camp.

Fabriquer les bombes V1

Ces prisonniers du camp étaient surtout des ouvriers qualifiés : électriciens, machinistes, ajusteurs, tourneurs, fraiseurs etc. Ils étaient prévus pour l’aménagement de la mine pour y fabriquer les pièces pour les bombes allemandes V1. Quand un détenu mourait, le commandant SS du camp Büttner le fit remplacer par un détenu qui venait du camp de Natzweiler-Struthof en Alsace.

Pour visiter la mine où les prisonniers du camp de Thil et les prisonnières soviétiques du camp d’Errouville allaient travailler chaque jour, nous nous rendîmes en voiture dans la localité de Thil où se trouve l’entrée de la mine de Tiercelet. Ici c’était M. Daniel Pascolini, responsable pour la visite avec les bénévoles Alain Fioritti, Dominique Thénière et Brice Morello qui nous firent visiter la partie de la Mine ouverte au public.
A l’entrée deux plaques, une écrite en français l’autre en russe, remémorent les travaux forcés des femmes soviétiques prisonnières, mortes et ensevelies à l’intérieur de la mine.
C’étaient les détenus du camp de concentration de Thil qui descendaient chaque jour pour exécuter à l’intérieur les travaux forcés.
Munis de casques, les guides nous ont conduit à l’intérieur de la mine pour nous expliquer comment les travaux s’y faisaient. A plusieurs endroits, on peut voir des objets retrouvés au fond de la mine et qui témoignent de la présence des prisonniers, des prisonnières et des gardes SS (abréviation pour « Schutzstaffel » – escadron de protection) de la division TODT (un groupe de génie civil et militaire du Troisième Reich).
Au pied d’un grand éboulement, sur lequel se trouve une croix orthodoxe, M. Pascolini nous expliqua qu’à cet endroit vingt-sept femmes soviétiques ont été ensevelies (et le sont toujours) en un seul jour alors qu’elles construisaient la paroi en béton. Une bétonnière de la firme allemande Regulus a été trouvée au fond de la mine et tirée dans la partie haute.
Bien que des pièces de V1 aient été construites au fond de la mine, aucune de ces bombes n’est sortie achevée des ateliers souterrains. Malheureusement, il n’est pas permis au public de descendre jusqu’au point où ces V1 étaient construits, parce que le chemin n’est (pas encore) ni sécurisé ni balisé.
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Actions de soutien pour l'Ukraine

Action de sensibilisation et vente de gâteaux au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette au profit de Ljuba ZARECKAJA

Au cours du mois de décembre 2018 ainsi que pendant la deuxième semaine du mois de janvier 2019, des responsables de notre asbl ont eu la possibilité d’expliquer pendant l’heure du cours « Vie et Société » sur une douzaine de classes du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette les buts de notre association « Pour la Paix et contre la Guerre ».
La guerre dans l’est de l’Ukraine était aussi au centre de l’exposé.

Pendant cette heure de sensibilisation et d’information nous avons expliqué pourquoi et comment nous voulons soutenir et aider Ljuba Zareckaja qui vit actuellement à Donezk, ville occupée par les séparatistes pro-russes. Cette femme est une historienne qui ne peut plus enseigner à l’université de cette ville où l’histoire est réécrite par les nouveaux maîtres. Lors d’un contrôle à la frontière avec l’Ukraine, des soldats lui ont volé sa poche contenant argent, ses papiers d’identité ainsi que ceux de sa fille.

C’est pourquoi nous avons décidé de lancer une action de solidarité auprès des élèves du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette pour l’aider à sortir des territoires occupés, à faire les démarches nécessaires auprès des autorités ukrainiennes afin d’obtenir de nouveaux papiers d’identité et pour essayer ensuite de trouver un emploi qui lui permette de vivre avec son enfant. Ceci n’est malheureusement pas le cas pour le moment, puisque toutes les deux vivent bien en dessous du seuil de survie et de pauvreté.

Du 8 au 22 janvier, une soixantaine d’élèves ont apporté bénévolement des gâteaux et des muffins qui ont été vendus pendant les pauses aux enseignants et aux élèves. Cette vente a rapporté quelque 700 € que nous ferons parvenir intégralement à Ljuba Zareckaja au fur et à mesure qu’elle fait ses déplacements dans les territoires libres et entreprend les démarches pour acquérir de nouveaux papiers d’identité et un travail qui lui permette de vivre décemment.

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Actions de soutien pour l'Ukraine

Marché de Noël au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette

Notre asbl a été présente le 17 décembre 2018 au Marché de Noël (Chrëschtmoart) organisé au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette. C’était une bonne occasion pour discuter avec des visiteurs intéressés par les questions de paix et des conflits armés.
Certains ont participé à notre quiz qui demandait la remémoration des moments-clés des grands conflits du 20è siècle en Europe.
La vente de confitures et de biscuits faits maison ainsi que quelques dons contribuent à soutenir nos projets d’aide aux victimes de la guerre en Ukraine de l’est.
Quelques visiteurs et étudiants ont décidé de soutenir nos actions en devenant membres.

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Conférences / débats / témoignages, Découverte de lieux de conflits

Séance de commémoration et de souvenir au camp de concentration Hinzert

Le 18 novembre 2018 a eu lieu une séance de commémoration au camp de concentration Hinzert qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de la frontière luxembourgeoise. Ce sont les Jusos (Jeunesse socialiste) et l’association pour la promotion du camp « Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert e.V. » qui ont invité pour la trente-cinquième fois à cette rencontre.
A 13 heures un groupe de personnes est parti de la localité de Reinsfeld pour parcourir à pied les 4 km jusqu’au mémorial construit à l’endroit où était situé le camp de concentration pendant la guerre.
C’est sur ce chemin que les prisonniers poussaient seule force de leurs bras les chariots du camp jusqu’à la gare de Reinsfeld pour aller y prendre les vivres et le charbon dont on avait besoin au camp.

A 14 heures 15 commençait la séance proprement dite à l’intérieur du mémorial. Le porte-parole de la Jeunesse socialiste, M. Kevin Mangrich, remercia les nombreuses personnes et personnalités venues pour l’occasion. Il ne manqua pas de parler de la situation critique en Allemagne, où le parti de droite « AfD » inquiète les partis établis depuis longtemps pour ses prises de positions extrémistes envers les (nouveaux) migrants. Il insista sur l’importance de se souvenir des horreurs commises par les nazis pour les jeunes générations.
Ensuite c’était au président du « Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert », M. Dieter Burgard, à situer la problématique du vivre-ensemble et de la commémoration des pages noires de l’Allemagne nazie dans le contexte européen. Pour lui, c’est au niveau de l’Europe qu’il faut mettre les bons jalons pour assurer un bon vivre ensemble dans le futur.
Des entractes musicaux furent assurés par la chanteuse Amei Scheib de Sarrebruck. C’étaient surtout des chansons de la résistance et des chansons yiddish.

Le conférencier du jour, le Luxembourgeois Henri Juda,  prit ensuite la parole pour rappeler l’importance du camp de concentration de Hinzert dans  la mémoire collective luxembourgeoise. Sa propre famille juive se réfugia vers 1935 au Luxembourg devant l’Allemagne nazie et avait le courage d’établir déjà vers 1950 un commerce en Allemagne, et ceci au dépit du fait que deux mères et 9 membres de la famille aient péri dans les camps d’extermination Sa mère avait survécu les affres d’Ausschwitz.

Toutes les générations restent traumatisées jusqu’à aujourd’hui par ce qu’a vécu la génération de la guerre.
M. Juda critiqua au passage le fait que l’historiographie luxembourgeoise de la Deuxième Guerre Mondiale a longtemps oublié la shoah et de relever que la commission administrative faisant fonction de gouvernement ainsi qu’une partie du peuple luxembourgeois avait collaboré avec l’occupant nazi. Ainsi  quelques 1.500 Luxembourgeois étaient entrés librement dans la Waffen-SS et qu’en six mois 65.000 Luxembourgeois (sur une population de 300.000) ont adhéré au mouvement populaire allemand (Volksdeutsche Bewegung).
Jusqu’à une époque récente, les 4.000 Juifs qui avaient été forcés de quitter le Luxembourg dont plus de 1.200 victimes assassinées dans la Shoah n’ont tout simplement pas fait partie de la mémoire collective de la Deuxième Guerre Mondiale.
Selon M. Juda il paraît qu’ une loi de 1969, jamais révisée depuis, accorda le titre de « victime du national-socialisme » aux résistants, aux exilés et aux enrôlés de force mais pas aux Juifs, même pas ceux qui ont survécu aux camps de concentration.
Le conférencier ne manqua pas de louer toutes les initiatives politiques et éducatives contemporaines qui cherchent à faire connaître aux jeunes les nombreuses facettes du racisme ou du nationalisme et des camps de concentration , guerres et génocides qui continuent à engendrer tant de malheurs  à des millions de personnes.
Il conseilla aux jeunes de continuer à apprendre et à s’intéresser à l’histoire des peuples européens afin de comprendre les mécanismes d’une société civile face à des dictatures
En citant Paul Sobol , un des derniers survivants d’Auschwitz qui continue à témoigner devant des milliers de jeunes il insista  qu’il est primordial de défendre  le grand projet d’une Europe unie et pacifique et de s’investir activement contre  des partis qui, au nom d’idéologies nationalistes, sont de nouveau en train de prêcher la haine et l’exclusion des étrangers.
M. Juda répondit encore à de nombreuses  questions du public visiblement ému par ses mots et rappels des souffrances de sa mère il est allé déposer, avec le président des Jusos , M. Mangrich, une gerbe  au pied du Mémorial de Hinzert , réalisé par Lucien Wercollier et dédié aux morts de Hinzert et de tous les résistants au nazisme.

Le tout se termina par une discussion libre autour d’une tasse de café et d’un gâteau offert par les organisateurs.

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Interviews, articles dans les médias

Émission à radio ARA

Les élèves Noémie Marques, Anne Wagner et Lea Belche de l’option radio du Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette (LGE) ont réalisé le jeudi 22 novembre 2018 une émission sur les antennes de radio ARA au sujet des activités de l’association « Pour la Paix et contre la Guerre ».

Étaient invités le président de l’association, Claude Pantaleoni, et les élèves Kristina Markovic et Max Bartholmé, tous les deux étudiants au LGE. Étant empêchée au dernier moment, Kristina a donné une interview préenregistrée sur comment toute sa vie est marquée jusqu’à aujourd’hui par la guerre entre la Serbie et le Kosovo, guerre qui a eu lieu entre 1991 et 1995.  Ses parents fuient en 1995 Sarajevo sous les tirs et au milieu des meurtres quotidiens. Kristina naît dans un camp de réfugiés en Serbie. Elle aboutit finalement au Luxembourg où elle a grandi  dans un foyer de l’Etat. Max raconte pourquoi il s’intéresse aux guerres du 20e siècle et celles en cours aujourd’hui, et comment il participe à l’asbl. Le président de l’asbl retrace les débuts de l’association jusqu’à sa création en 2017. Sont brièvement énumérés ensuite les objectifs qu' »Ad Pacem » (autre nom de l’asbl) s’est donnés : ce sont l’aide à des réfugiés des guerres en Europe (en ce moment surtout en Ukraine), la diffusion d’informations dans nos médias sur les guerres en Europe qui sont en cours ainsi que la formation à une culture de la paix, à développer surtout avec des  jeunes. Au cours de l’interview sont aussi montrés quelques voies et projets pour les mois à venir.

Conférences / débats / témoignages, Découverte de lieux de conflits

KZ Hinzert « Dir sidd net vergiess! »

Le jeudi 20 septembre le Musée National de la Résistance d’Esch-sur-Alzette invitait à 19h à la première projection d’un nouveau documentaire relatant la vie quotidienne des internés au camps de concentration de Hinzert, situé en Allemagne près de la frontière luxembourgeoise.
L’accent est mis sur les nombreux Luxembourgeois qui ont passé un temps plus ou moins long dans ce camp ou qui y sont morts suite aux tortures et à la vie inhumaine qui y régnait. Le documentaire relate aussi la visite de jeunes adultes de l’École de la Deuxième Chance du Luxembourg ainsi que de leurs enseignants. Leurs impressions sur les lieux qu’ils donnent aux spectateurs soulignent l’importance de Hinzert pour l’histoire et la mémoire des Luxembourgeois.
Ce documentaire d’un peu plus d’une heure a été réalisé par le metteur en scène allemand Julian Weinert qui en a fait son travail de thèse pour le master passé à l’université de Mayence.
Était présent également M. Georg Mertes, président du Förderverein Gedenkstätte KZ Hinzert e.V.
Ensemble avec quelques jeunes membres de notre association, nous avons assisté à la projection du film et participé à la discussion qui s’en est suivie.
Le film sera en vente en fin d’année sur DVD.

Mémorial du camp de concentration Hinzert

(Photo faite et mise à dispositon par M. Georg Mertes)

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Pour la Paix et contre la Guerre

Chers membres,

Notre asbl « Pour la Paix et contre la Guerre », dénommée aussi « Ad Pacem », existe maintenant depuis un an. C’est le moment de faire un premier bilan. Différents conflits armés sont toujours d’actualité en Europe, le plus violent étant la guerre dans l’est de l’Ukraine. C’est pour cela que ce pays est resté au centre de nos préoccupations.

Il y a peu d’informations dans nos médias sur la situation dans ce pays. C’est pourquoi nous avons invité pour notre première conférence de presse en septembre 2017 une jeune étudiante, Susanna Aksenkova, qui a échappé de justesse à la mort lors des bombardements de sa ville natale Horlivka. Elle s’est échappée avec sa mère en Ukraine libre. Aujourd’hui, elle étudie à l’université de Charkiv, soutenue par notre aide financière.

Ensemble avec le CLAE, organisateur du Festival des migrations et du Salon du Livre et des cultures au Luxembourg, nous avons invité, début mars 2018, la députée ukrainienne Nadija Savchenko qui a combattu au front est-ukrainien et a été prisonnière en Russie avant d’être proclamée héros national ukrainien et avoir été élue au Parlement de son pays.
Au cours de plusieurs conférences et interviews accordés à des médias au Luxembourg et en Lorraine, elle a expliqué combien difficile reste le rétablissement de la paix dans son pays.
C’est pourquoi nous continuons d’aider des réfugiés internes qui ont fui la guerre et les territoires occupés par les forces pro-russes dans l’est de l’Ukraine. Certaines personnes reçoivent notre aide à l’intérieur de ces territoires.

Plusieurs activités ont été organisées au cours de l’année (p.ex. ventes de gâteaux au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette, concerts de bienfaisance, etc.) pour aider ces victimes ukrainiennes.

L’éducation à une culture de la paix et la connaissance de notre histoire européenne, marquée par de nombreuses guerres nous tient à coeur. Début juillet, nous avons visité avec des jeunes qui sont membres de notre association un spectacle « Sons et Lumières » qui retraçait à Verdun des scènes de la Première Guerre Mondiale.
Vous êtes plus de quatre-vingts personnes à nous soutenir aujourd’hui. Grâce à vous nous continuons nos activités pour la promotion de la Paix et contre la Guerre.
Pour plus d’informations, consultez notre site web ajourné : http://adpacem.org

Nous disposons par ailleurs d’une nouvelle adresse mail [email protected] qui remplacera désormais l’ancienne adresse. Nous vous invitons donc à mettre à jour votre carnet d’adresses.

En dernier lieu, suivant le Règlement Général sur la Protection des Données (UE) 2016/679, se rapportant à la protection des personnes physiques à l’égard des données à caractère personnel, nous tenons à vous assurer que nous ne partageons pas vos données personnelles.
Si vous recevez ce mail, vous faites actuellement partie de la liste des abonnés de notre newsletter en tant que membres de notre asbl. Si toutefois vous désirez ne plus recevoir nos newsletters, laissez-le-nous savoir en nous faisant parvenir un courriel à notre nouvelle adresse : [email protected] en inscrivant le mot « Désabonnement » dans le champ « Sujet » de votre message.

Meilleures salutations,

Pour le comité,
Claude Pantaleoni
Président de l’Asbl “Pour la Paix et contre la Guerre”

Actions de soutien pour l'Ukraine

Appel à aider Lev Borodin

Lors de messes du dimanche du 5 août 2018, avec l’accord des frères franciscains du couvent d’Ostra Vetere (Italie), nous avons fait un appel dans les messes à soutenir par un don le jeune Lev Borodin qui a fui avec sa famille les territoires occupés par les séparatistes pro-russes en Ukraine de l’est.
Lors de notre intervention nous avons expliqué pourquoi il était juste de l’aider à faire ses études et à être soigné pour ses maladies qui se sont aggravées suite à la fuite de son lieu natal.
Voir notre rubrique Aides aux victimes où son cas est expliqué.
Cet appel nous a permis de rassembler la somme de 975 euros.

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Découverte de lieux de conflits

Sortie culturelle et éducative avec des jeunes à Verdun

2018 est le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Notre région a souffert beaucoup pendant cette période, des centaines de milliers de soldats et de civils ont étés tués, des villages entiers détruits.
La connaissance de notre propre histoire et la commémoration sont une partie importante de toute culture de la Paix. Voilà pourquoi le 7 juillet 2018 notre comité et des jeunes membres de notre association ont fait une visite à Verdun et ses environs, sur le site de la bataille de Verdun.

Nous avons visité l’Ossuaire de Douaumont, qui abrite les restes de plus de 100.000 soldats.

Le soir nous avons assisté au spectacle « Des flammes à la lumière », qui évoque la Première Guerre mondiale et plus particulièrement la bataille de Verdun de 1916.
Ce spectacle est organisé chaque été depuis 1996 par l’association « Connaissance de la Meuse » dans l’ancienne carrière d’Haudainville, au sud de Verdun, dans le département de la Meuse.

 

 

 

 

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Nous avons reçu les réactions suivantes de nos jeunes membres :
(Une traduction en français suivra en septembre.)

– Joaquim :
Ech hun et gutt fonnt dass mer deem Krich vu virun 100 Joer méi no komm sinn an e bësse besser konnte verstoen, wéi et deene Leit déi an eisem Alter an de Krich gaange sinn ergaangen ass. Doduerch dass esou Initiativen ënnerholl ginn gëtt et méi schwéier de Krich an seng Auswierkungen ze vergiessen an ech hoffen, dass duerch esou Initiativen Leit géint den Krich drängt an dozou inspiréiert méi friddlech ze ginn a méi seng Matmënschen ze toleréieren.

– Luca :
Also ech hu gutt font, dass mier esou vill verschidde Saachen iwwert de Krich gesinn hunn an ech vu menger Säit aus Neies geléiert hunn. Et war witzeg an interessant.

– Liz :
Ech hunn et gutt fonnt, dass mer eng aner Siichtweis vum Krich kruten ewéi een se an der Schoul kritt. An der Schoul kritt een Zuele gesot vu Leit wou gestuerwe sinn an et liest een driwwer ewech, mä wann een dann am Ossuaire steet an all déi Nimm gesäit dann iwwerleet ee vill méi an et realiséiert een eréischt, dass dat net nëmmen Zuele wuare mä Mënschen wou esou al wuaren ewéi ech oder manner.

– Philippe :
Ech appreciéieren et, dass d’Studente vun der asbl net einfach op der Säit gelooss ginn, mee dass och aktiv de Kontakt mat hinne gesicht gëtt an an dësem Fall suguer eppes mat hinnen ënnerholl gëtt.
Den Ausfluch selwer war natierlech och super flott an informativ.
Den Highlight vum Dag war fir mech awer definitiv owes de Son et lumière, well ech mer näischt esou Impressionnantes erwaart hätt, mee éischter eppes a méi klengen Dimensiounen.
Dowéinst huet dat mech dann och ganz positiv iwwerrascht!

– Max :
Mat dësem Bréif well ech der Organisatioun „Pour la paix, contre la guerre“ schrëftlech Merci soen, dat se mir erlaabt huet, op Verdun kennen ze goen.
Eis Visitt huet jo bei dem Denkmal „Ossuaire du Douaumont“ ugefaangen, wat mech vill beandrockt huet.
Duerno ass et weider gaangen bei de Spektakel vun « Des Flammes à la Lumière ».
Et war ganz impressionnant, wei realistesch d’Kulissen ausgesinn hunn. Déi verschidden Zeenen, déi duergestallt goufen, hu mech immens beandrockt. Et ass schonn erschreckend, wann een iwwerleet, dat des Duerstellungen eng Realitéit widderspigelen, déi sech virun enger Zäit tatsächlech esou ofgespillt huet.
Zum Schluss well ech nach soen, dass mir déi Visitt op Verdun ganz gutt gefall huet, an dass et fir mech eben ganz interessant war, fir ‘mol esou eppes kennen live ze erliewen, a net nëmmen a Filmer oder Dokumentatiounen.

– Nathalie :
Visite op Verdun huet mer ganz gut gefall, ech hun Show owes ganz spannend an intressant fonnt. Och Vitise Ossuaire war intressant an ech hun et och flott fonnt dass mer dann all zesummen zu Verdun op enger Terrasse sutzen.

Actions de soutien pour l'Ukraine

Activités récentes

Notre association a reçu dernièrement différents dons pour soutenir les victimes de guerre.
– Nous remercions toutes les personnes qui ont fait un don (580€) lors de la première communion de Daniel Pantaleoni.


– Au Lycée de Garçons d’Esch-sur-Alzette, des élèves de différentes classes ont contribué à la vente de gâteaux au profit de notre association. Cette action qui a eu lieu du 7 au 18 mai nous a rapporté 485€, somme qui sera versée intégralement aux victimes de la guerre dans l’est de l’Ukraine.

                          

Au cours du mois de mai, nous avons envoyé 1.220€ pour soutenir différentes familles et étudiants déplacés internes en Ukraine en raison de la guerre.